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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 19:28

 

 

 

 

 

Paul Marie Verlaine , surnommé « le Prince des Poètes », est un poète français, né à Metz le 30 Mars 1844 et mort à Paris le 8 Janvier 1896 

 

 

 

Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L'emploi de rythmes impairs, d'assonances, de paysages en demi-teintes le confirment, rapprochant même, par exemple, l'univers des Romances sans paroles des plus belles réussites impressionnistes . C'est lui qui a lancé la notion de « poètes maudits ».


Voici mes poèmes préférés de Paul Verlaine .

D'abord Mon rêve familier qui est l'occasion pour Verlaine d'évoquer la dure condition de poète meurtri par son hyper sensibilité et de parler de lui même. Verlaine s'est caché derrière la femme qui lui apparaît dans son " rêve familier " pour nous concentrer sur son sort et nous faire connaître son drame intérieur . Ici Le poète tient à ce que le lecteur soit logé à la même enseigne que lui, qu'il devienne son complice sur la piste de " l'inconnue ". Mais le poète propose des repères qui n'en sont pas, et il convient pour conduire l'enquête de s'investir dans le rêve qu'il donne à partager. Verlaine nous berce avec un rythme lancinant et répétitif pour mieux nous endormir.


Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Puis, poème touchant, pathétique, écoutez la chanson bien douce traduit le nouvel idéal chrétien du poète après son internement. Sa chanson nous émeut, son repentir parait sincère. Toutefois nul n'est assez naïf, ni même lui-même, pour croire que sa nouvelle morale qu'il qualifie de claire en fin de poème durera bien longtemps . Espoir et tristesse, candeur et habileté, appel pathétique et confidence murmurée, tels sont les succès de l'intimité Verlainienne. C'est par les inflexions de la voix que Verlaine argumente. La voix qui chante l'amour et qui fut chère à Mathilde sanglote désormais ou plutôt frissonne, palpite. Elle s'est obscurcie, voilée mais garde des tonalités de grandeur. Si on reconnaît cette voix, elle parle de bonheur dans la simplicité, dans la bonté.
 






Ecoutez la chanson bien douce

Ecoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire,
Elle est discrète, elle est légère :
Un frisson d'eau sur de la mousse !

La voix vous fut connue (et chère ?)
Mais à présent elle est voilée
Comme une veuve désolée,
Pourtant comme elle encore fière,

Et dans les longs plis de son voile,
Qui palpite aux brises d'automne.
Cache et montre au coeur qui s'étonne
La vérité comme une étoile.

Elle dit, la voix reconnue,
Que la bonté c'est notre vie,
Que de la haine et de l'envie
Rien ne reste, la mort venue.

Elle parle aussi de la gloire
D'être simple sans plus attendre,
Et de noces d'or et du tendre
Bonheur d'une paix sans victoire.

Accueillez la voix qui persiste
Dans son naïf épithalame.
Allez, rien n'est meilleur à l'âme
Que de faire une âme moins triste !


Elle est en peine et de passage,
L'âme qui souffre sans colère,
Et comme sa morale est claire !...
Ecoutez la chanson bien sage.






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Published by fred37 - dans poésie
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 19:20
Très forte, tu l'as toujours été. A 42 ans, tu t'es battue pour l'ouverture d'un centre d'éveil de traumatisés crâniens, le centre Talpaert à Roubaix, mais aussi pour ta vie.

Si tu as gagné le combat mené sur le pl
an profess
ionnel, la maladie a été la plus forte.






Toi qui aimait les arts, la musique et la voile, ce p
oème a été lu pour toi



Le voilier.
  
 

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon coté dit : "Il est parti ! "
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,

sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti ! "
Il y en d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie : "Le voilà ! "
C'est ça la mort.

William Blake
.




Mais à ce poème il manque deux vers que voici :

Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.


Voilà, vivante, tu le seras toujours dans nos coeurs, tout comme cet autre poème qui t'a été dédié :



DES ETOILES QUI SAVENT  RIRE

 

 

        «  Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.

        Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides,

        pour d’autres, elles ne sont rien que de petites lumières.


 

        Pour d’autres qui sont savants, elles sont des problèmes…

        Mais toutes ces étoiles-là se taisent.

 

        Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a…

        Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles,

        puisque je rirai dans l’une d’elles,

        Alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.

        Toi, tu auras des étoiles qui savent rire ! »

 

                                                        Antoine de Saint-Exupéry



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Published by fred37 - dans Hommage
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 12:26


Fin 2008 a eu lieu une exposition sur le thème de "la Volupté du goût ", très belle exposition qui a su me séduire et m'amener à réfléchir sur l'évolution de la pensée sous l'influence de Madame de Pompadour, en particulier dans le domaine de la peinture.

Le choix des tableaux évoqués est un choix personnel et sont ceux qui m'ont le plus touchée.



Pour saisir l'évolution de pensée faisons un rapide rappel Chronologique:


La peinture au XVIIème siècle était sous l'influence de l'Académie Royale seule habilitée à produire des oeuvres "officielles" et reconnues. Ces oeuvres commandées par le Roi ou les grands du royaume les représentaient en portrait, le plus souvent de grande taille. Le tableau était le reflet de leur position sociale, de leur rang, de
leur statut et donc forcément admiré par la Cour.
Ensuite venait les tableaux à caractère religieux, de grande taille eux aussi car commandés par de riches prélats, puis des portraits de famille, où chacun posait, le format était plus petit car commandés par des nobles moins fortunés et enfin venaient les natures mortes, de petits formats et bien moins onéreuses.
Toutes ces oeuvres étaient soumises à des critères stricts et devaient répondre à des canons classiques : personnage important au centre, de face,..... ne laissant aucune place à l'imagination et ne servant qu'à mettre en valeur la personne ou le sujet représenté.


Madame de Pompadour est née le 29 Décembre 1721 et s'est éteinte le 15 Avril 1764.


A la mort de Louis XIV, l'activité artistique se déplace de Versailles à Paris. Fastes et cérémonies disparaissent progressivement au profit des plaisirs de la vie privée car la riche bourgeoisie parisienne devient la principale source de mécénat pour les artistes.
A l'âge adulte Louis XV se prend au charme du nouveau style de vie, Madame de Pompadour parvient à conserver l'amour du Roi en créant des cadres enchanteurs, dans lesquels il peut se détendre et profiter des moments qu'il passe en son intelligente compagnie. C'est ainsi que naît le "style Pompadour " connu sous le nom de Rococo.


Dans les salons la pensée évolue c'est la naissance de la critique.


Mais comment définit-on le Goût au XVIIIème siècle?

" une facilité acquise par des expériences réitérées à saisir le vrai ou le bon, avec la circonstance qui le rend beau, et d'en être promptement et vive
ment touché."
                                                                                Diderot - Essai sur la peinture - 1765

"examinons donc notre âme, étudions-la dans ses actions et dans ses passions, cherchons-la dans ses plaisirs; c'est là qu'elle se manifeste davantage."
                                                                                Montesquieu

"un tableau exposé est un livre mis au jour d'impression, c'est une pièce représentée sur le théatre. Chacun a le droit d'en porter son jugement."
                                                                                La Font de Saint Yenne - 1747



C'est un moment déterminant, un tournant dans l'histoire de la pensée et de la peinture. Dans le Salon carré du Louvre le public est inv
ité à donner son avis, il peut se faire lui-même une opinion. La notion de temps apparaît, le tableau se regarde, on l'évalue, l'admire ou le critique. Le tableau déclenche des réactions en fonctions de critères strictement personnels.
On passe du temps devant une oeuvre, les constructions en diagonales attirent l'oeil dans les coins du tableau où l'on découvre de petites scènes qui sont des tableaux à elles seules.
L'oeil se promène, y prend goût..... volupté .




Le portrait ne représente plus le personnage mais la personne comme dans ce portrait de Madame de Pompadour par François Boucher. On ressent sa personnalité, elle est dans son intimité, ne prend pas la pose mais semble surprise dans une séance de travail. On l'imagine se donnant la note de la main gauche pour reprendre le chant qu'elle travaille. Elle nous dévoile aussi ses centres d'intérêt : la musique mais
aussi la lecture, la connaissance du monde, sa passion pour les roses.... on ne voit pas Madame de Pompadour, on la découvre, on la connaît.

Parmi les artistes illustrant ce courant nouveau de la peinture française, on trouve bien sûr Chardin, Coypel, Fragonard, Vanloo, mais aussi Bouchet, Greuze et Vernet.


François Bouchet ( 1703-1770 )

Prix de Rome en 1724, il obtient une première commande pour Versailles en 1735 et participe ensuite aux nombreux décors des maisons royales. Parallèlement à ces commandes, il travaille abondamment pour une clientèle privée. Il aborde tous les genres avec succès et son sens aigu de l'ornementation et du détail contribueront à définir le style "Rocaille "






"la Lumière du Monde " 1750 - Ce tableau est une commande de Madame de Pompadour pour sa chapelle privée du château de Bellevue. Si cette nativité  montre tout ce qu'on a l'habitude d'employer ordinairement pour ce sujet, il ne s'en dégage pas moins une grande sensibilité.
La construction en diagonale nous pousse à rechercher ce qui se cache dans la Gloire vague et légère du fond. On y découvre l'élégante naïveté de l'attitude des chérubins et la singulière variété de leurs caractères. Au pied de Marie, une scène bucolique avec poules et oeufs qui pourraient être une oeuvre picturale à elle-seule.
La luminosité du fond évoque une aurore qui doit annoncer le Sauveur du Monde. Cependant cette scène est très émouvante car elle nous semble familière en effet si les personnages sont recueillis et en admiration devant l'Enfant, l'artiste nous montre ..... un bébé qui dort....
Ce thème de la nativité évoque celui de la maternité et de l'enfant cher à Madame de Pompadour.


Jean Baptiste Greuze ( 1725-1805 )
Il a été tour à tour porté aux nues et vilipendé, et ce, de son vivant jusqu'à sa récente réhabilitation grâce aux travaux d'Edgar Munhall. Greuze est l'artiste du XVIIIème siècle le plus controversé.




" la Paresseuse Italienne" 1757 - Cette composition fut conçue lors d'un voyage à Rome pour faire pendant à une autre oeuvre " l'oiseleur ". C'est une peinture de genre hollandaise très en vogue en France et qui permet le mieux d'expliquer la curieuse association de ces 2 toiles.
Les messages codés étaient fréquents dans la peinture de genre hollandaise. "Oiseler" avait un double sens : il désignait aussi l'acte sexuel. Aussi présenter les 2 toiles l'une à côté de l'autre laissait planer un doute sur cette paresseuse. Est-elle une femme avachie dans une cuisine en désordre ou bien une femme qui s'est offerte comme le laisserait supposer son pied déchaussé qui signifiait que la femme n'était pas opposée à l'acte sexuel.
Greuze a accordé une importance aux chaussures de la paresseuse : leur rouge vif contraste fortement avec les bruns et gris sourds du reste du tableau.
Décoiffée, cette jeune femme s'expose à la désapprobation du spectateur qui ne peut cependant être insensible à la volupté de sa chair . Toujours moraliste Greuze met en évidence la vertu de son modèle en mettant en lumière l'alliance passée à son doigt charnu.
Ce tableau succite chez le spectateur tout un éventail de réactions : attirance sexuelle, dégoût, amusement entendu et enfin compassion pour cette femme. En procédant ainsi, il crée un modèle de "sensibilité", et donne naissance à un mouvement intellectuel affirmant que la voie menant à une vérité supérieure passe par la réaction émotionnelle de l'individu aux informations enregistrées par ses sens.


Claude Joseph Vernet ( 1714 - 1789 )
Après un apprentissage à Avignon, Vernet part à Rome en 1734. Ce voyage qui aurait dû être un voyage traditionnel de quelques années durera en fait 20 ans et lui permettra de faire une rencontre capitale pour son oeuvre : la Mer.




" la Nuit " 1760 - Cette toile fait partie d'une série de marines consacrée aux différents moments de la journée. Vernet voulait montrer le coté changeant et éphémère de la nature dans le temps.
Ici ce qui est important c'est le temps passé devant la toile. Si, comme moi, vous avez la chance de voir cette oeuvre, dés le premier regard vous ne verrez rien ..... que la nuit . Mais si vous prenez le temps après quelques minutes sans être distraite du tableau, votre regard s'habituera à cette nuit et vous découvrirez tout ce qui ce cache dans ce tableau qui deviendra alors, l'oeil s'accoutumant , clair comme en plein jour. On y découvre des naufragés, des barques, on devine même la couleur des chemises des personnages.
C'est découvrir l'oeuvre au vrai sens du terme, prendre son temps, laisser l'oeil se promener.... Volupté.


Voici résumés mes réflexions et les sentiments qu'ont fait émerger en moi ces oeuvres d'art. Pour conclure je vous propose une citation :

" La malheureuse Pompadour, qui fut haïe de son vivant, est aujourd'hui regrettée et pleurée. Je ne pense pas qu'il eut jamais aucune autre dame en France capable de remplir avec autant de dignité le rôle éminent qui fut le sien. Alors qu'aucune autre ne posséda jamais autant qu'elle les plus rares beautés du corps et de l'esprit, je suis stupéfait de constater qu'elle fut persécutée, détestée, calomniée par sa propre nation, par la nation considérée comme la plus galante du monde et la plus respectueuse du beau sexe."
                                                                        Giacomo Casanova - 1769







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Published by fred37 - dans Art
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:26



Il pourrait être le cadeau d'un jour : un collier.

un cadeau fait à une femme, un cadeau très personnel, présent qui se garde, qui se porte, un cadeau qui vous touche.
Il serait très simple, formé de 5 petites chaînettes reliées entre elles par deux coeurs. Les 5 chaînettes partant des coeurs dessineraient des courbes harmonieuses sur la gorge qui le porterait.

Mais ne serait-ce qu'un collier ?

Si on s'en réfère à la signification divinatoire, le collier est symbole  d'une relation amoureuse, c'est une promesse d'aventure agréable. Fermé, il forme un cercle réalisant l'unité avec soi-même, touchant allégoriquement à ce qui est hors du temps.

La symbolique des chaînettes, elle, nous amène à la chaîne d'or ( caténa auréa en latin) symbole positif, d'après la croyance antique une chaîne d'or reliait  la terre au ciel et pour les néo-platoniciens elle symbolisait le principe originel et ses émanations. Pour Denys l'Aréopagite, vers 500, la chaîne d'or permet de franchir le gouffre qui sépare la créature de son créateur.
En héraldique, la chaîne est considérée comme une multiplication d'anneaux c'est à dire comme le symbole de l'unité préservée à travers la multiplicité.

Le chiffre 5, lui, a un rôle important en tant que principe d'ordre pour les auteurs médiévaux qui traitaient de la symbolique de l'homme, comme les 5 sens, les 5 doigts, c'est le nombre de la vie et de la nature.
Au japon il correspond à l'addition du 2 d'essence féminine au 3 d'essence masculine.
En chine c'est un nombre porte-bonheur, un nombre sacré, en lien avec les 5 éléments.
Il y a aussi manifestement un rapport avec les 5 planètes de l'antiquité qui correspondaient à la totalité de l'univers.
En alchimie c'est la quintessence ( quinte essences ), c'est l'unité de l'oeuvre au-delà de ses 4 stades, ainsi que l'unité spirituelle de la création au-delà de ses 4 éléments qui en sont la manifestation visible.

Que dire de ces deux coeurs tournés l'un vers l'autre, condamnés à rester à distance l'un de l'autre, immobiles.
On se plairait à croire que la nuit ils s'animent et se laissent glisser doucement le long de leurs chaînettes pour s'enlacer se murmurant des mots tendres d'eux seuls connus ...."petit coeur"...... Mais non ils sont là immuables et pourtant jamais ne se quittent des yeux.

On dirait l'histoire d'une vie ........ mais ce n'est qu'un collier .........



 

 

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 13:42

Samedi 10 Janvier 2009, on a tous rendez-vous devant la mairie à 15h15.
Il fait - 4°, pour être un freeze, ça va être un vrai freeze !!!

C'est le premier samedi des soldes et au milieu de la foule déferlante en quête de bonnes affaires, le freeze débute à 15h30 rue de Bordeaux.
Tous se figent ....
Les expressions et les attitudes sont immuables.
Drôle d'impression pour les affolés des soldes qui traversent, surpris, étonnés, des centaines de personnes, tout âge confondu, pour quil le temps s'est arrêté ....
et ce silence .... contrastant avec le questionnement de ceux qui passent.

Un coup de sifflet et tout ce petit monde reprend vie dans un joyeux brouhaha .

Très réussi .

en voici la vidéo ...

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 20:04
mon ado est heureux ....
et moi aussi, donc !!!
la semaine avant j'ai beaucoup plus stressé que lui qui était très confiant, mais le matin la tendance s'est inversée...
et enfin le bonheur !!!
première réflexion de l'ado reçu : "le bac, ça montre tout simplement que tu es apte à évoluer dans la société ..."
toujours très philosophe, mon ado !!!!
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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 20:27

Quel plaisir de partir se reposer loin de l’agitation quotidienne …..

J’ai choisi un petit séjour en auvergne pour le calme, les paysages, les randonnées et la gastronomie !
Mon point de chute a été Besse en Chandesse, dans un charmant hôtel tenu par des gens non moins charmants.
L’accueil y est chaleureux et la carte savoureuse, les chambres propices au repos, de plus cette hostellerie est collée au beffroy du XVIème siècle, ce qui rajoute encore à son cachet.

 Je vais vous faire partager mes randonnées avec ces quelques photos.

Besse en Chandesse a conservé ses vieilles demeures et ses fortifications. Très pittoresques, les rues sont étroites, bordées de maisons noires, bâties en lave.

 On y rencontre aussi des « taules » ou boutiques du XVème siècle avec leurs étals ovales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


























Première ballade vers Super Besse à 1350m encore enneigé.












Excursion vers le lac Pavin, situé à 1197m. La randonnée vers le point de vue est facile et agréable.

 











 

 

 

 

 




Il a été formé après une explosion volcanique formidable qui creusa un cratère de 44ha où il repose aujourd’hui. Il est enchâssé dans des forêts et des rochers.





















 





On peut aussi voir le lac d’en bas, un sentier permet de faire une ballade autour, très reposante d’environ 45mn et de découvrir la faune, la flore et peut-être quelques sauts de truites dans l’eau si on a de la chance. On est bien loin de la signification latine de son nom : Pavin vient de « pavens » qui veut dire épouvantable.







 

Deuxième randonnée : vers la Chapelle de la Vassivière à 7km de Besse en Chandesse.


























La montée vaut le détour, on découvre un magnifique panorama…

 














Cette chapelle abrite pendant l’été la statue de N.D de la Vassivière. Cette vierge noire est montée par 60 porteurs le 2 Juillet et redescendue  à Besse fin Septembre. C’est un lieu de pèlerinage.


























Lors des randonnées on croise bien sûr les fameuses vaches à robe rouge : les Salers, mais moi j’ai croisé une magnifique jument et son poulain….je n’ai pas pu résister à l’envie de les prendre en photo.

 


























Là c’est un peu d’humour… je suis peut être allée un peu loin à pied, non ?
en réalité c’est bien le nom d’un petit village traversé en allant vers le Puy Mary



 

En route vers le Puy Mary, malheureusement le Pas de Peyrol est obstrué par la neige et le passage interdit

















Vue du Pas de Peyrol sur les Monts Dore et le Puy de Sancy.
























Le Pas de Peyrol n’étant pas praticable, d’un coup de voiture je passe par la voie sud c’est à dire la Route de Mandailles, mais là aussi la voie est bloquée. Dommage pas de Puy Mary à pied, je reviendrai.








Tout n’est pas perdu, en route l’indication d’un chemin de randonnée vers la cascade du Luc.

Quel moment ressourçant que de s’asseoir là et d’écouter la mélodie de l’eau qui dévale et clapote, se jouant des rochers.

































Un petit arrêt au Puy de Sancy…
















Et nous voici dans la chaîne des Puys ou monts Dômes qui s’élèvent à l’Ouest de Clermont Ferrand. Sur environ 30km s’alignent 112 volcans éteints qui ont conservé presque intacte la forme qu’ils avaient en période d’activité.









Du sommet du Puy de Dôme , le plus connu et le plus élevé de ces « puys », 1465m, toute la chaîne se révèle et l’on découvre un paysage magnifique.























Je visite Vulcania pour la première fois. Mes impressions sont mitigées, je ne parle pas du prix de la cafétaria ni de l’entrée, mais du contenu. Il faut y aller pour s’amuser et profiter des cinémas 3D et 4D, c’est ludique….mais il ne faut pas s’attendre à apprendre quelque chose de nouveau sur les volcans...Ce parc s’adresse à des scolaires alors oubliez votre âge et laissez sortir l’âme d’enfant qui est en vous et vous apprecierez.
















Après la marche et les grands espaces au grand air, un peu de culture pour les neurones. C’est dans ce but que je me suis rendue dans la ville de Thiers. Ce sont les eaux de la Durolle qui ont fait la fortune de Thiers. Les industries du papier et des couteaux y sont pratiquées depuis le XVème siècle, et si la première a presque disparue, il reste encore 300 fabricants ou artisans coutelliers qui en font le plus grand centre Français de coutellerie.

La vallée de la Durolle compte environ 140 chutes qui actionnaient de nombreuses coutelleries sur 3km. Les plus pittoresques sont celles du Creux de l’Enfer, qui précèdent le pont Saint Jean.


































Les conditions de travail étaient extrêmement pénibles. Les émouleurs travaillaient allongés sur le ventre au dessus de leur meule, un chien couché sur leurs jambes pour lui tenir chaud et assurer sa circulation sanguine.























Le progrès de la technique et l’électricité ont donné naissance à de puissantes usines, ce qui explique que ce site de la vallée de la Durolle soit à l’abandon.


 

 

 

 

 

 

 

 



























Outre la coutellerie traditionnelle, la fabrication s’étend aux couverts, articles de cuisine, pièces détachées automobiles et même aux instruments de chirurgie.






















La promenade est assez rude en effet la ville de Thiers est étagée sur les flancs du ravin de la Durolle et pour rejoindre le vieux Thiers, il faut monter, monter…La plupart des rues anciennes sont piétonnes et étroites, bordées de maisons à pans de bois du XVème au XVIIème siècle.




































Au 21 rue de la Coutellerie dans une magnifique maison du XVème siècle, se trouve le musée de la Coutellerie. On y voit évoluer des artisans qui nous expliquent les différentes phases de fabrication des couteaux : forge, trempe, émoulure, façonnage et montage des manches, sculpture gravure et polissage.




































On y trouve aussi une magnifique collection de couteaux anciens et récents ou d’apparat.

Ici un manche de couteau magnifiquement sculpté en bois.

 











































Il y a aussi des couteaux précieux comme ces magnifiques couteaux fermant en or du XVIIIème siècle.














































Ou encore ces couteaux à manche en corne de facture allemande.
















































Cette visite a été passionnante, on se retrouve même dans un sous-sol sombre où tout l’outillage de l’époque se met en marche dans une chaleur et un bruit terrible : on se rend vraiment compte de la pénibilité des tâches pour pouvoir réaliser de tels chefs d’œuvre !

 

Mais il est temps de repartir et après un dernier coup d’œil au Puy de Dôme à la hauteur de Clermont Ferrant, je reprends ma route, riche de toutes les richesses de cette belle région qu’est l’Auvergne.


















































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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 21:50

 Vous savez que vous avez un ado. chez vous quand :

- Il passe d'1m60 à 1m85 en 1mois.

- Il vous fait un bisou devant le lycée après s'être bien assuré que personne ne le voit.

- Il troque le slip »petit bateau » contre le shorty noir beaucoup plus cool.

- si vous ne le trouvez pas pour la vaisselle, il est forcément devant un jeu vidéo super important.

- si vous devez partir avec lui dans l'instant, il cherche désespérément un lieu ou sauvegarder sa partie toujours super importante et qui se trouve......4 niveaux plus loin ..... soit environ 45min plus tard.

- tous ses jeans sont usés au postérieur à force de se dandiner devant l'ordi....

- ....et qu'il met 15min au moins à vider sa vessie de 3 litres !

- vous vous posez la question de savoir s'il doit aller chez l'orthophoniste pour trouble de la prononciation car il ne dit plus que lol, mdr, ptdr.

- Vous apprenez que XD n'est pas une nouvelle série de voiture.....

- ....Pas plus que Warcraft n'est un modèle de bateau !

- vous vous inquiétez car il adore reflets d'acide........... mais ce n'est qu'une aventure mp3 !

- vous vous demandez où il a bien pu visiter le donjon de Naheulbeuk, que vous ne connaissez pas.

- Il vous demande si le coca n'existe pas en cubi...

- Si vous prenez la bouteille de lait au frigo, elle est immanquablement vide.

- Vous n'arrivez plus à passer l'aspirateur dans sa chambre faute de place.

- Vous ne reconnaissez même plus la couleur de sa tapisserie tellement elle est habitée de posters...

- Il a une (tiens, une chaussette ?) certaine (tiens, une autre chaussette ?) habitude de jouer (tiens, un t-shirt ?) au petit poucet entre la chambre et la salle d'eau !

- Vous regrettez que les cours « j'apprends la panière à linge » n'existent pas

- Sa prise de bain est minutée par la dernière chanson de Mika ou de James Blunt.....soit 4min58.

- Sa douche déclenche invariablement la reprise du même titre.....mais plus fort !

- Vous apprenez qu'il y à 10 000 ans ce sont des mammouths qui ont tirés les blocks destinés aux pyramides d'Egypte....

- Vous vous demandez d'où vient ce bruit incessant de ruminant ?

- Vous vous réjouissez car il travaille longtemps avec ses potes..........sur MSN !

- Vous trouvez que le budget pâtes est monstrueux...

Enfin c'est votre ado.et malgré tout ça vous êtes super heureuse qu'il soit là ! ! !

 

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:21

Il est né le 2 Novembre 1907 au Boulay en Indre et Loire. Il a consacré sa vie à l’enseignement et à la pratique de la médecine. Il a œuvré à la création de la Faculté de médecine de Tours, dont il est devenu le premier doyen en 1962.


 
Le département de l’Indre et Loire a rendu hommage à son illustre « enfant du pays » à l’occasion de son centenaire avec la sortie d’un livre intitulé « la mémoire d’un siècle » écrit par Marie Françoise Sassier. Ce livre relate ses souvenirs, dont l’humanisme et le rayonnement scientifique s’inscrivent dans la lignée de son modèle, Pierre-Fidèle Bretonneau.
Pour saluer la sortie de ce livre, il a tenu à rencontrer les tourangeaux le 21 Janvier 2008 à la Boîte à livres à Tours.


 
C’est un homme élégant et extrêmement percutant qui m’ a impressionnée par sa justesse et la rapidité de ses réparties toujours teintées d’humour.


 
Il a bien voulu se prêter au jeu du questionnaire de Proust et je me propose de vous faire partager ses réponses.

 

La vertu la plus importante pour vous : le Courage………bien que j’ai peur des vipères !

La qualité de l’homme la plus importante pour vous : la Franchise

La qualité de la femme : la Grâce

Votre passe-temps : la Lecture

Un trait de caractère :la Bonté pour les autres et l’amour de la vie

Le plus grand malheur : la mort et la douleur

Votre couleur préférée : le Rose

Votre fleur préférée : la Rose

Qui auriez vous aimé être ?: je ne suis pas orgueilleux, je me confie à moi même

Où aimeriez vous vivre : à Tours

Quels sont vos écrivains préférés ?: Socrate, Platon et plus proche de nous Anatole France

Votre poète préféré :Victor Hugo

Vos compositeurs préférés : Beethoven, Mozart

Votre peintre préféré : Vermeer

Votre héros dans la vie : Pierre-Fidèle Bretonneau mais aussi Trousseau et Velpeau

Votre héroïne dans la vie : Marie Curie

Votre héros de roman : Robinson Crusoë

Vos héroïnes de roman : beaucoup, toutes.

Votre plat préféré : la Purée de pommes de terre et les frites

Votre boisson préférée : l’eau

Vos prénoms préférés : Emile bien sûr et Eve pour les filles

Votre bête noire : c'est encore un prénom: Adolf, que tout homme aurait dû vomir….

Votre état d’esprit actuel : le Bonheur de vivre

Le défaut que vous tolérez : l’Ambition

Celui que vous détestez : la Jalousie

Votre dicton préféré : il y en a deux d’abord « à votre santé » mais aussi

«  Plures gula quam gladus occipit » ( la gueule tue plus sûrement que l’épée)

 


 J' ai rapporté fidèlement ses paroles pour éclairer sous un jour plus intimiste la connaissance de cet homme remarquable qui, à 100 ans, considère toujours le vieillissement comme une étape de la vie.
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Published by fred37 - dans Rencontre
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:28

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  • Très curieuse des gens,leur histoire et leur culture,j'apprécie l'art mais aussi tous ces petits moments de bonheur qui font que la vie vaut d'être vécue. Entre dynamisme et hyper sensibilité, je profite de tout et vogue à travers le temps...
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