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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 21:45

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Published by fred37
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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:40

 

L'intime plaisir de lire 1


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Magnifique exposition que celle réunissant un écrivain - photographe, Zola, et un photographe qui revisite le livre, Kretész.

 

Zola : Repères et Biographie

 

1840 : naissance d'Emile Zola à Paris. Il est fils unique, sa mère est originaire de Seine-et-Oise et son père est vénitien, ingénieur hydraulicien à Aix-en-Provence.

 

1847 : Décès de son père. La famille se retrouve dans une situation financière difficile.

 

1852 : Etudes secondaires à Aix, il se lie d'amitié avec Paul Cézanne. Il aime lire et ses auteurs préférés sont Lamartine, Hugo et Musset.

 

1858 : Zola s'installe à Paris

 

1862 : Il est d'abord commis en douane, puis il entre chez Hachette où il devient chef de publicité. Il peut alors rencontrer les écrivains les plus célèbres du moment comme Lamartine, Michelet, Littré, Sainte-Beuve.

 

1864 : Il publie son premier livre, Conte à Ninon et l'année suivante, la Confession de Claude.

 

1867 : Son important ouvrage sur Edouard Manet est publié. Il est critique d'art et bataille pour les Impressionnistes. Il rencontre Nadar dont il devient l'ami.

 

1870 : Mariage avec Alexandrine Meley, l'ami de coeur de Cézanne, qui ne pourra pas lui donner d'enfant

 

1871 - 1893 : Il entreprend une minutieuse enquête, travail préalable à l'écriture d'une grande oeuvre en 20 volumes basée sur ce travail documentaire et sur son expérience vécue, l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire, les Rougon-Macquart.

 

1877 : Il fonde l'Ecole naturaliste avec Flaubert et Edouard de Goncourt et l'année suivante, le Groupe de Médan.

 

1888 : En cure à Royan, il découvre à la fois la bicyclette, la photographie et sa nouvelle compagne, Jeanne Rozerot. Elle lui donnera 2 enfants, Denise en 1889 et Jacques en 1891.

 

1895 : Il achève son grand projet littéraire et pratique alors la photographie avec passion. Il se procure 8 appareils de format différents, du 6,5 x 9 au 30 x 40 et installe 2 laboratoires.

 

1898 : Il prend violemment parti dans les luttes politiques avec l'affaire Dreyfus et publie sur 8 colonnes, dans l'Aurore du 13 Janvier, "j' accuse".Il est condamné en diffamation et s'exile en Angleterre le 18 juillet.

 

1899 : Le jugement de Dreyfus ayant été annulé, il rentre à Paris le 3 juin, il se tourne vers une vision messianique du genre humain : fécondité, travail, vérité et justice, inspiré par les théories socialistes.

 

1899 - 1900 : Il photographie en détail l'Exposition Universelle comme personne ne l'avait fait jusque là.

 

1902 : Il meurt asphyxié dans sa chambre dans des circonstances étranges le 29 Septembre. Une foule immense assiste à ses obsèques.


 

Zola l'écrivain - photographe

 

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Zola applique pour la photographie la devise écrite sur les murs de son cabinet de travail

" Pas de journée sans une ligne", elle devient " Pas de journée sans une image"


Le résultat : 7000 plaques en 7 ans.


 

Il est indéniable que la précision des descriptions de l'écrivain est égale à l'acuité d'un objectif.

Tout en lui le prédispose à la photographie, son sens inné de l'observation, son souci de saisir dans la banalité du quotidien tout ce que nos habitudes cachent à notre regard.

 

 

Copie de SDC12247

 

 

Sa volonté est de trouver dans tous les aspects les plus fugitifs du réel, beauté ou poésie. Il ne peut envisager la photographie comme un passe-temps mais comme un mode d'expression quasi scientifique.

" A mon avis, écrit-il, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose si vous n'en avez pas pris une photographie, révélant un tas de détails qui, autremant, ne pourraient pas être discernés."

 


Copie de SDC12243

 

 

Ses photographies lui demandent autant de travail préparatoire que ses écrits. "Quand j'évoque les objets que j'ai vus, je les revois tels qu'ils sont réellement avec leurs lignes, leurs formes, leurs couleurs, leurs odeurs et leurs sons. C'est une matérialisation à outrance, le soleil qui les éclairait m'éblouit presque."

 

 

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Comme pour ses écrits, Zola emprunte ses sujets à son environnement proche et d'abord à son entourage familial comme pour en retenir le temps ...

Les portraits de Jeanne Rozerot, la mère de ses enfants, sont émouvants. Il a su la saisir avec son attachante beauté, tantôt dans le jardin, son regard un peu triste mais plein de rêve, tantôt dans l'intimité, vêtue d'un drap blanc, les épaules nues.

 


 

Copie de SDC12244

 

 

D'autres images montrent Jeanne au milieu de leurs enfants, Denise et Jacques. Zola aime beaucoup ces moments et s'autophotographie avec sa petite famille, toutes mains enlacées.

 

 

 

Copie de SDC12245

 

 

 

Le côté intime ne doit pas nous faire oublier l'énergie que déploie Zola en photographie, semblable à celle dépensée pour son oeuvre littéraire. Il compose des natures mortes, photographie des fleurs, des paysages, des gens, des trains, des automobiles, des scènes de genre à Londres pendant son exil, et surtout Paris.

Ceci fait référence à l'extraordinaire ensemble réalisé sur l'Exposition Universelle de 1900, unique en son genre.

 

 

Copie de SDC12248

 

"Il braque son objectif sous tous les angles, écrit son petit-fils le docteur, François Emile-Zola; pour opérer, il monte sur les terrasses, escalade les tours du Trocadéro ou les 2 étages de la Tour Eiffel toute neuve"

 

 

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Il veut montrer la foule, l'immensité et le grandiose qui se pressent aux portes du XXème siècle. Il se comporte en précurseur, il faudra bien le reconnaître.

 

 

 

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Zola écrivain et Zola photographe ont une démarche parallèle, mêmes pensées, mêmes réflexions, mêmes observations, mêmes désirs de montrer la vie, de nous en parler.

 

"je n'ai qu'une seule passion celle de la lumière"

 

 

Voilà le résumé de cette exposition, volet Zola écrivain-photographe. Je ne saurais trop vous conseiller, cher lecteur, de lire l'article sur Kertész, le photographe qui revisite le livre, pour appréhender une approche différente de la vie.



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Published by fred37 - dans Art exposition
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 20:19

 

j'ai retrouvé un poème d'adolescence qui s'intitulait "Vietnam" il faut dire qu'il date les années 68-69 et que cette guerre frappait par ses atrocités (napalm) nos jeunes esprits.

 

Rappel pour les générations actuelles

La guerre du Vietnam c'est le conflit entre le Vietnam du Sud soutenu par les Etats-Unis et le Vietnam du Nord soutenu par l'Union soviétique. La guerre a commencé peu après la Conférence de Genève qui avait provisoirement divisé le Vietnam en deux à partir du 17eme parallèle (en 1954) : d'un côté la République démocratique du Vietnam (Nord) et de l'autre la République du Vietnam (Sud). Elle commença par une guerre civile entre vietnamiens et finit par un conflit international en plein contexte de guerre froide avec bien entendu l'implication directe des Etats-Unis. Au final, pour quoi? Pour une défaite et l'effondrement de leur allié sud vietnamien et à l'unification du Vietnam par le Nord communiste en 1975.

 

Bilan de la guerre du Vietnam

victimes américaines : 52 000 morts

victimes côtés sud-vietnamiens : 400 000 morts

victimes Viet Cong : 900 000 morts

 

 

 

Je vous livre donc ce poème de jeunesse et l'illustration qu'il avait inspirée à l'adolescente que j'étais...

 

 


Vietnam

 

Sur un banc

Un enfant

Et un éléphant.

L'enfant sourit sur trois dents

Et l'éléphant

Est en caoutchouc

Américain.

 

Le ciel vrombit

L'enfant bondit

Applaudit, bondit,

Bondit, applaudit,

Bondit.

Applaudit à l'avion

"Mignon avion, avion mignon !"

 

Dans le trou,

Des morceaux de banc,

Des morceaux d'enfant,

Des morceaux d'éléphant,

D'enfant, de banc, d'éléphant,

De banc, d'enfant,

D'enfant, d'éléphant, de banc,

D'enfant.

 

On pourrait trouver les dents,

Mais le sourire ...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pourtant même si ce poème est ancien, je crois que malheureusement il reste d'actualité et peut concerner encore de nombreux conflits...

 


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Published by fred37 - dans société poésie
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:19

 

En 2010, j'ai eu l'opportunité de visiter l'exposition faite au château de Langeais sur la cuisine du Moyen âge.

Cette exposition a été une réelle découverte des goûts, des ingrédients, du service et des recettes médiévales. Je vais ici essayer de vous faire partager ce que j'y ai appris.


 

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Alors donc, à table !

 

 

La cuisine médiévale, c'est d'abord l'art de cuire

 

Au Moyen âge, la cuisine est faite sur un feu vif et on apporte un soin extrême à la cuisson, on rôtit, on grille, on mijote, on frit, on sait cuire au four ou au bain-marie.

L'originalité de la cuisson médiévale, c'est qu'elle est double et parfois triple en fonction de la nature des aliments. Par exemple les chapons sont flambés avant d'être rôtis alors que les poussins sont flambés après leur cuisson, de même le lapin est d'abord "parbouli" c'est à dire ébouillanté avant d'être revenu alors que le lièvre en civet est grillé puis "surfri".

 

 

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L'oeil doit être flatté autant que le palais, la couleur est là

 

L'époque est aux mets colorés : civet rosé, tarte blanche, purée verte ...

Les cuisiniers trempent, hachent, herbes, épices et colorants purs pour obtenir une palette chromatique extrèmement variée.

On utilise par exemple du "bleu céleste" pour les sauces italiennes, l'orcanette, le santal de Ceylan et le sang-dragon de Bornéo pour le vermeil, le safran lui est très apprécié à la table des seigneurs car il évoque l'or.

 

Les épices sont omniprésentes

 

Elles se retrouvent en effet dans les 3/4 des recettes. Au XIVème siècle on en utilise plus d'un kilo par an et par personne à la cour du Dauphiné ... et pourtant grâce à un mélange subtil, aux saveurs combinées, les plats ne sont pas excessivement relevés.

Les gens modestes se contentent de poivre, les riches, eux, se procurent à grand frais gingembre, safran, girofle, cannelle, muscade, cumin, graines de paradis.

 

 

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Le salé - sucré - acide

 

Trois saveurs forment la trinité gustative de la cuisine médiévale, la forte liée aux épices, la douce obtenue avec les fruits secs, le miel et le sucre et l'acide qui domine l'ensemble des recettes gr^ce au vinaigre, au verjus, à l'oseille, au citron, à la groseille et à la pomme verte.

Les viandes et poissons sont presque toujours sucrés.

En raison de la gabelle, le sel est peu utilisé et en très petite quantité.

 

Des sauces simples

 

Au Moyen âge les sauces sont légères contrairement aux idées reçues. Dans "le Viandier" ou le "Ménagier de Paris", livres de recettes référence, aucune sauce n'est faite à base d'huile, de beurre ou de crème, que l'on réservait à d'autres usage.

Le fond des sauces est constitué d'épices, broyées et délayées dans du verjus ou du vinaigre, de l'eau ou du bouillon ou encore du lait d'amande.

Les sauces sont très liquides et donc liées avec de la mie de pain, des amandes pilées, des foies de volaille ou des jaunes d'oeufs, jamais à la farine.

 

 

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Tout ce qui cuit en pot est aromatisé

 

 

Les potages (ce qui se cuit en pot) s'ils sont aromatisés avec l'oignon et l'ail sont dits "non liants", par contre le macis, le persil, la sauge, l'hysope, la marjolaine et la menthe entrent dans la composition des potages dits "liants".

La moutarde, elle, est considérée comme le poivre du pauvre.

 

"Manger selon sa qualité"

 

Au IXème siècle, la société médiévale s'organise autour de 3 classes : "les Bellatores" (ceux qui combattent) et qui s'adonnent aux plaisirs de la table avec force de viande, les"Oratores" (ceux qui prient) et dont le repas est frugal et les "Laboratores" (ceux qui travaillent) et qui ne mangent pas toujours à leur faim.

 

Il existe une hiérarchie des aliments : les fruits poussant au plus près de Dieu sont destinés aux personnes de haut rang, tandis qu'ils méprisent  les racines et les bulbes poussant sous terre, au plus loin de Dieu.

Il en va de même pour les animaux où les poissons ont un statut supérieur au porc qui fouille la terre et qui est donc au plus bas de la hiérarchie.

 

 

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Mais qui cuisine?

 

Si dans les maisons se sont les femmes qui cuisinent, chez les seigneurs la cuisine est organisée en brigade exclusivement masculine.

Le "hasteur" rôtit les viandes, le "potagier" prépare soupes et ragoûts, le "souffleur" active le feu, le "broyeur au mortier" pile les épices,"l'huissier" surveille la porte du garde-manger et contrôle les provisions, le "saussier", le "bûcher", le porteur d'eau ... toute une brigade très organisée et dont la compétence démontre la puissance du seigneur.

 

 

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Dressons la table

 

Au Moyen âge, la table est un élément mobile, la salle à manger n'existe pas, on pose une planche de bois sur des trétaux d'où l'expression "mettre la table" ou "dresser la table". Sitôt le repas fini, on la démonte et on la range.

 

Sur la table, le linge que l'on y pose permet d'afficher son aisance. Les paysans mangent sur le bois, chez les bourgeois la nappe est de rigueur et chez les nobles, elle est en lin, blanche, épaisse, ornée d'un liseré. La table ainsi recouverte est alors bordée d'une deuxième pièce de lin, fixée au rebord et tombant sur les genoux, "la longière", que les convives utilisent pour s'essuyer les mains et la bouche.

 

 

 

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La table est peu encombrée, salières, cuillères, tranchoirs, gobelets, plats de service. Le couteau est un objet personnel que l'on porte sur soi. 

        

 

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Les repas

 

 

Au Moyen âge on fait généralement 2 repas par jour : le dîner et le souper. Au quotidien  ils sont souvent constitués de 2 "services", les potages et les rôts. D'un côté le boulli et le mijoté associé à l'écuelle et à la cuillère et de l'autre le grillé et le rôti nécessitant tailloir et couteau.

Le tailloir est une tranche de pain rassis faisant office d'assiette pour les aliments solides.

 

Dans les grandes maisons et lors des festins le repas consiste en une succession de "services" comprenant plusieurs plats disposés en même temps sur la table, c'est le service à "la française".

 

 

Le pain quotidien.

 

Aliment du riche, nourriture du pauvre, il est blanc, gris ou noir et au Moyen âge on en consomme énormément, environ 1 kilo par jour.

 

Il est fait avec toutes les céréales disponibles : froment, méteil, seigle, orge, avoine, épeautre, fèves, châtaignes.

On le cuit au four, sous la cendre, sans levain.

Le pain du riche n'est pas celui du pauvre.Chez les riches il est blanc et le pain rassis sert de tranchoir puis est donné aux animaux alors que chez les pauvres on mange du pain noir jusqu'à la dernière miette et leur soupe n'est autre que du pain sur lequel on verse un bouillon de légumes.

 


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Divines boissons

 

Le vin est au Moyen âge la boisson par excellence. On apprécie les vins acides et les vins blancs ont longtemps été les plus appréciés. Le vin rouge accroît son prestige au fil des temps d'abord clairet, il prend de la force au fil du temps, celui de Beaune en particulier.

On boit et on boit beaucoup, à table comme dans les tavernes, lieux de sociabilité puis de débauche.

 


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Quelques recettes

 

 

 

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Bien sûr il n'est pas juste d'oublier qu'au Moyen âge la crainte de l'empoisonnement est telle que l'on prend maintes précautions avant de se restaurer et chez les Grands on fait tester l'eau, le vin et tous les mets avant d'y toucher.

 

J'esoère avoir rassasié votre connaissance de la cuisine médiévale en y apportant mon petit grain de sel ...

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 21:36

 

 "l'arbre et la vie : quête du bonheur"

 

 

l'arbre

 

 

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les oiseaux

 

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 21:02

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Historique de la Saint-Valentin

Les fêtes de la fertilité du mois de février

L’association du milieu du mois de février avec l’amour et la fertilité date de l’antiquité. Dans le calendrier de l’Athènes antique, la période de mi-janvier à mi-février était le mois de Gamélion, consacré au mariage sacré de Zeus et de Héra.

Dans la Rome antique, le jour du 15 février était nommé les lupercales ou festival de Lupercus, le dieu de la fertilité, que l’on représente vêtu de peaux de chèvre. Les prêtres de Lupercus sacrifiaient des chèvres au dieu et, après avoir bu du vin, ils couraient dans les rues de Rome à moitié nus et touchaient les passants en tenant des morceaux de peau de chèvre à la main. Les jeunes femmes s’approchaient volontiers, car être touchée ainsi était censé rendre fertile et faciliter l’accouchement. Cette solennité païenne honorait Junon, déesse romaine des femmes et du mariage, ainsi que Pan, le dieu de la nature.

Le rapprochement entre la Saint-Valentin et l’amour courtois n’est mentionné dans aucune histoire ancienne et est considéré par des historiens comme une légende. Il existe une légende selon laquelle la fête de la Saint-Valentin a été créée pour contrecarrer la pratique des lupercales par les jeunes amoureux qui dessinaient leurs noms sur une urne, mais cette pratique n’est citée dans aucune source écrite de l’époque.


Pendant une période d’interdiction de mariage des soldats romains par l’empereur Claude II, Saint Valentin arrangeait secrètement les mariages. Le 14 février est la date liée à son martyre.

L’époque médiévale

La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une notion amoureuse remonte au XIVe siècle en Angleterre, où l’on croyait que le 14 février était le jour où les oiseaux s'accouplaient (lire entre autres « La Dame à la licorne »). Cette croyance est mentionnée dans les écrits de Geoffrey Chaucer au XIVe siècle. Il était courant durant cette période que les amoureux échangeassent des billets et qu’ils s’appellent chacun leur Valentin. Un de ces billets du XIVe siècle se trouverait à la British Library. Il est probable que nombre de légendes sur la Saint-Valentin aient été inventées pendant cette période.


Ce fut Othon de Grandson, poète et capitaine à la cour d'Angleterre, qui fit connaître cette coutume dans le monde latin, notamment à la cour de Savoie : trente pour cent de sa poésie est dédiée à cette tradition. Citons par exemple La Complainte de Saint Valentin, La Complaincte amoureuse de Sainct Valentin Gransson, Le Souhait de Saint Valentin et Le Songe Saint Valentin.

Au début du XVe siècle, Charles d’Orléans fit connaître l'œuvre d'Othon à la cour de France. Il écrivit lui-même plusieurs poèmes dédiés à la Saint-Valentin. Par la suite, cette tradition se perdit dans le monde latin et ne fut réactualisée qu'au XIXe siècle.


Aujourd'hui

Bien sûr me direz-vous la connotation commerciale est omniprésente. A-t-on besoin d'un jour spécial pour prouver notre amour? N'est-il pas plus adorable d'être invitée à l'improviste dans un bon restaurant? N'est-il pas plus délicieux que chaque jour soit comme le premier, tendresse et séduction? Et que dire de ces petites attentions quotidiennes qui cimentent une histoire? Même si ce n'est que s'intéresser à nos émotions, c'est déjà de l'amour...

Nous avons besoin de l'autre, de la façon dont il nous montre que nous sommes importantes pour lui, que nous sommes là...

002a- A comme Amour

En attendant aujourd'hui même le ciel s'est mis au diapason en arborant un grand "A" comme Amour. Un amour pur, un amour sans nuage, un amour sincère, un amour comme on aimerait toutes en vivre un !!!


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:17

Tout le monde connaît bien sûr le vers célèbre d'Alphonse de Lamartine tiré de Milly ou la terre natale  : Objets inanimés, avez  vous donc une âme ?


moule à beurre


Et bien aujourd'hui j'ai envie de vous faire partager le poème d'une blésoise, Michèle Pichery. Elle a été présidente de l'école de la Loire, prenant la suite de Léon Petizon, et ouvrant ainsi la voie à une section Poésie.
Ses poèmes sont plein de sa vie, de ses émotions et de ses observations les plus simples, preuve en est ce poème intitulé "Choses" où elle aborde le thème de l'abondon des objets de notre quotidien et de leur avenir après nous.



poème


Moi je dirais : Objets inanimés avez vous donc une mémoire ?  j'en suis persuadée.







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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:01

 


entrée de l'exposition

 

Les expositions temporaires au musée Jacquemart-André nous ont présenté, cet hiver, les oeuvres du collectionneur Samuel von Brukenthal.


le baron Samuel von Brukenthal (1721-1803)

 

 

Proche conseiller de l’Impératrice d’Autriche Marie-Thérèse (1717-1780),  il a mené une longue carrière politique à la cour avant d’être nommé gouverneur de sa terre natale, la Transylvannie.

 

 

 

Avide collectionneur, il rassemble près de 16.000 livres précieux, 800 gravures, 1200 tableaux et un grand nombre d’objet d’art. L’Impératrice elle-même contribue à enrichir ce qui est considéré comme “l’une des plus belles et riches collections de Vienne”. Hébergée dans l’ancienne résidence du baron, devenue le Muzeul National Brukenthal, à Sibiu, en Roumanie, elle prête aujourd’hui, pour la première fois au musée Jacquemart- André une cinquantaine de ses chefs-d’oeuvre.

 

 

L’exposition rassemble une quarantaine de tableaux de l’école flamande, une poignée d’oeuvres de l’école italienne mais aucune de l’école française (peu nombreuse dans la collection Brukenthal et de qualité moindre).

 

 

Je vous emmène parcourir cette exposition, m'arrêtant devant les oeuvres qui m'ont le plus touchée.

l'exposition


entrée de l'exposition 2


Pénétrons grâce au lien suivant dans les salons où se déroule la présentation de ces chefs d'oeuvre, pénombre de rigueur, oeuvres présentées sobrement, éclairage les mettant superbement en valeur et laissons nous porter par la musique ...
   
Les oeuvres présentées chronologiquement du XVème au XVIIème siècle sont réparties en cabinets constitués de genre de peinture : paysages, très important dans la peinture flamande, portraits, mythologie, scènes de religion, de genre et nature morte.
 
Cette logique sera mon fil conducteur.



L'art du Paysage

L’art du paysage se développe lentement à la fin du Moyen-Age. Il sert d’abord de simple fond à un portrait, avant de devenir un genre à part entière à la Renaissance. L’école flamande excelle en la matière grâce à son sens du détail et son goût pour le réalisme.
On peut citer l’influence de Pieter Bruegel l’Ancien (1525-1569), représenté dans la collection, par Le Massacre des Innocents à Bethléem (vers 1586/1590).


le Massacre des Innocents-Bruegel

Cette scène biblique insérée dans un paysage enneigé évoque la répression d’Hérode, qui ordonne la mise à mort de tous les garçons, lorsqu’il apprend des Rois Mages, la naissance du futur roi d’Israël. Mise en parallèle avec le pillage des troupes espagnoles en Flandre, la scène offre une critique déguisée du peintre contre la politique de Philippe II, roi d'Espagne. Plusieurs versions de cette oeuvre de Bruegel existent. La couronne britannique détient la plus célèbre d’entre-elles mais celle de Brukenthal est considérée comme l’une des meilleures.

La composition offre une multiplicité de petites scènettes d'une grande cruauté.


détail massacre des innocents
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Le tableau suivant intitulé Paysage à la trappe aux Oiseaux (1631) est un remarquable exemple de l'art du paysage chez Bruegel. Il a été réalisé par Pieter Bruegel le Jeune qui peint un paysage dans la lignée de ceux de son père, il utilise des couleurs pastel créant une perspective atmosphérique délicate. Les personnages jouent sur une rivière gelée et rapetissent à mesure qu'ils s'éloignent. Bruegel donne l'impression d'avoir capté une scène sur le vif, accentuée par la véracité des mouvements de chaque personnage.


paysage à la trappe aux oiseaux


Le premier plan est marqué par les arbres foncés caractéristiques des paysages flamands tandis qu'une vue de la ville d'Anvers à l'horizon permet d'enchaîner subtilement les bleus, gris et verts unifiant le paysage. La ligne pure des arbres et le raffinement de la courbe souple des branches se détachent au premier plan sur la neige. Il semble que la fine couche neigeuse reposant sur les branches ait été peinte avec un cheveu ou une soie tellement le trait est délicat.


 
paysage à la trappe aux oiseaux-détail
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 Paysage montagneux avec un moulin. 1625/1630. Huile sur bois. Autre oeuvre clé, celle de Jodocus de Momper (1564-1635) et Jan II Brueghel (1601-1678), Paysage montagneux avec un moulin. Elève de Pieter Bruegel, Momper exprime l’héritage esthétique de son maître à travers l’harmonie des couleurs (sombres au premier plan, puis nuances de vert, et enfin de bleu clair) qui contribue à l’effet de perspective

 

 

momper

 

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L'art du Portrait

 

L’art du portrait est illustré par Hans Memling (1435-1494). Il est le premier à introduire dans un portrait un paysage en arrière-plan, traité avec autant de minutie que la carnation des visages, doux et nobles, et des costumes.

 

Ces deux tableaux faisaient initialement partie d'un tryptique, le panneau central représentant une Vierge à l'Enfant étant dans une collection privée américaine. Les deux donateurs sont représentés dans une attitude pieuse, tournés vers la Vierge, l'homme lit les Saintes écritures et son épouse prie. Le portrait du fils au second plan a été ajouté par Memling un peu plus tard. Dans un souci de réalisme Hans Memling travaille la transparence des voiles et le rendu des matières. L'utilisation de la peinture à l'huile mélangée à un glacis permet d'obtenir cette pureté et cette transparence.

 

 

hans Memling

 

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Le portrait de Wilhelm IV, duc de Bavière et de Jacoba, son épouse, duchesse de Baden (1526) fut commandé par le duc à Hans Schwab von Wertingen, artiste allemand également renommé comme peintre de vitraux et dessinateur. Quand il peint ces deux portraits l'art en Bavière synthétise en les actualisant l'art flamand et allemand avec la découverte de la Renaissance italienne. L'artiste met l'accent sur l'unité du couple et l'affection des époux, l'initale du duc ornant le collier de son épouse et inversement.

 

 

 

Wilhelm IV et Jacoba

 

 

 

La richesse exceptionnelle des bijoux et des costumes est accentuée par les guirlandes dorées suspendues et par le superbe tapis qui couvre la table sur laquelle la duchesse pose son bras gauche. Le paysage et les montagnes sont continus d'un tableau à l'autre et traduisent ainsi la proximité des deux personnages.

 

 

jacoba détail

 

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Citons également Marinus van Reymerswaele (1490-1546) et son Saint-Jérôme dans son studiolo  (vers 1545)


Saint Jérome

 
ou encore Adriaen Thomas Key (1540/45-1589) et son Buste d’un jeune homme blond à la collerette (vers 1569) qui m'a particulièrement  touché, en effet on peut compter ses cheveux et le nombre de ses poils de barbe tant la technique est précise et délicate. J'ai passé un long moment à l'admirer et j'avais presque l'impression de deviner à travers ce portrait sa personnalité.
 

 

adrian thomas Key

 

 

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Mais l’art du portrait dans la tradition flamande s’incarne surtout dans L’Homme au chaperon bleu (vers 1430), première oeuvre connue de Van Eyck (1390-1441). L’originalité du portrait tient dans la pose du sujet, Jean IV de Brabant, représenté de trois-quart. Il tient dans sa main droite la bague qu’il va offrir à sa fiancée - une manière éloignée de faire sa cour, comme le veut l’époque.

 

 

homme au chaperon bleu

 

 

Il se dégage de cette oeuvre une douce mélancolie. Le traitement de la coiffe de l’homme reflète la virtuosité de l’artiste dans son traitement des matières de même que la représentation de la fourrure, la précision des traits du visage ou de la barbe. Il est l’un des premiers à accorder de l’importance aux ombres, qui permettent de rendre compte des volumes. Lorsque S. von Brukenthal acquiert cette oeuvre, elle est encore attribuée à Albrecht Dürer.

 

 

homme au chaperon bleu- détail

 

 

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La peinture mythologique

 

Avant la Renaissance, le prestige d’une oeuvre tient à sa valeur historique ou morale. La peinture mythologique relève dès lors du “grand genre”. Elle permet d’afficher l’érudition de l’artiste par les nombreux symboles et allégories qu’il incorpore. Parmi les oeuvres de la collection Brukenthal figure une esquisse réalisée par Jacob Jordaens représentant trois femmes et un enfant qui forment une allégorie de l'été. L'air inquiet, elles regardent dans des directions différentes, accentuant l'impression de mouvement. Cette esquisse peinte constitue en réalité une ébauche pour deux tableaux différents. Les touches de pinceau sont larges avec des accents de couleur forts et vigoureux. La spontanéité de la touche est saisissante. La palette utilisée par l'artiste est fortement influencée par les coloris vénitiens et par l'oeuvre du Titien, allant du blanc aux ocres en passant par les rouges et les roses. Elle traduit l'expressivité des personnages et l'atmosphère estivale.

 

 

  trois femmes- jordaens

 

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On peut aussi admirer Diane et Callisto (vers 1606) de Hans Rottenhammer (1564-1625). Dans cette peinture Diane découvre que sa servante Callisto attend un enfant de Zeus. Junon, la femme de ce dernier, la transforme en ours. Zeus lui rend hommage en l’incarnant en constellation: la grande ourse. L’oeuvre fait preuve d’un esthétisme flamand - naturalisme de la végétation - et italien (composition architecturale, figures féminines sensuelles) qui rend compte des échanges culturels de l’époque entre le Nord et le Sud.

 

  Diana und Callisto

 

 

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Le Cabinet de Curiosités

 

Le tableau de Johann Georg Hinz (1666) nous donne un magnifique exemple de ce qu'était un cabinet d'amateur au XVIIème siècle. Les étagères peintes en trompe l'oeil sont richement ornées de bijoux, horloges, armes ou encore coquillages. Depuis le XVIème siècle, avec le développement des encyclopédies scientifiques, savants et amateurs prenaient plaisir à rassembler chez eux des objets d'art surprenants ainsi que des naturalia, c'est à dire  des éléments minéraux, animaux ou végétaux  présentant un caractère rare ou bizarre.

 

 

cabinet curiosités

 

Dans ce tableau Hinz s'éloigne des considérations scientifiques et s'attache à rendre l'aspect nacré, précieux ou brut des matières jouant sur un contraste entre les bizarreries de la nature et les objets d'art. La présence de coquillages souligne la richesse de la collection présentée puisque certains d'entre eux, ramenés par les navigateurs, valaient plus que leur poids d'or.

 

 

curiosités- détail

 

 

 

  Les scènes religieuses

 

L’école italienne est représentée par une toile majeure du Titien (1485-1576), Ecce Homo (vers 1560). “Cette oeuvre marque un tournant dans l’évolution du style du Titien”, explique Nicolas Sainte Fare Garnot, co-commissaire de l’exposition. De la juxtaposition des tons, il passe aux contrastes lumineux. Réputé pour ses coloris ocres et rouges, Tiziano Vecellio de son vrai nom, illustre ici un Christ, offert à la foule par Ponce Pilate, non pas humilié mais fier. Si son regard est baissé, sa tête est relevée. La force dramatique de l’oeuvre est accentuée par les couleurs chaudes, l’opposition entre la draperie rouge qui recouvre le Christ, la chair de son corps et la noirceur des épines de sa couronne dont coule un sang vermeil. Le bras du Christ en avant attire l'oeil du spectateur dans l’oeuvre.

 

  titien

 

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Tout aussi surprenante est La sainte Famille (vers 1625/1630) de Jacob Jordaens (1593-1678). La tension de la scène découle d’un clair-obscur caravagesque, accentué par le contraste des touches de rouge, blanc, bleu, et orange. La famille réunit autour d’un simple cierge, incarne la Vierge, l’enfant Jésus et saint Jean-Baptiste tenant une croix - seul élément religieux de la composition. L’artiste ne souhaitait pas idéaliser la scène pour permettre aux plus humbles de s’identifier aux personnages. Jordaens prenait souvent ses proches comme modèles pour ses tableaux.

 

 

 

  sainte famille

 

 

 

 

Les scènes de Genre

 

 

La description de la vie quotidienne dans les scènes de genre devient la spécialité des artistes hollandais et flamands. Les élites se détachent des sujets religieux et historiques pour s’intéresser aux moeurs des anonymes

 

Frans van Mieris nous présente un soldat à sa fenêtre (1658), c'est un tableau de petit format, dans un style très minutieux avec son encadrement en forme d'arc en trompe l'oeil. Le cadre sert de fenêtre au personnage et rentre dans le décor et la perspective avec l'ajout de végétation comme ornement. La scène est prise sur le vif, le soldat semble se préparer à fumer sa pipe mettant son doigt dans le fourreau, un geste dont on ne peut ignorer l'obscénité.

 

 

  mieris

 

 

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  Les deux tableaux de David II Teniers (1610-1690), l'auberge Flamande et La Visite chez le médecin du village (vers 1660) dépeignent avec humour et tendresse les travers du quotidien (ici, le médecin analysant les urines de sa patiente). Le médecin évalue la clarté et la couleur de l'urine en présentant la fiole au jour, il s'agissait à l'époque de la seule manière de diagnostiquer un malade. La femme semble inquiète, la présence de livres témoigne de l'érudition du médecin.

 

 

cabinet du médecin

 

 

 

Egalement apothicaire, il produit et vend ses préparations que l'on voit dans les bocaux. Teniers nous donne ici une image très précise d'un cabinet de médecin au XVIIème siècle.

 

cabinet médecin - détail

 

  Les natures mortes

 

 

L’exposition se clôt sur l’art de la nature morte. Les jeux de transparence, de lumière qui découpe les volumes, le réalisme des fruits, fleurs et coquillages apportent leurs lettres de noblesse à un art profane, jugé mineur, jusqu’à la Renaissance.

 

 

La guirlande de fruits (1660) est une grande composition de deux artistes, Jan Davidsz de Heem qui réalisa la guirlande et le décor de fruits et Erasme Quellin qui réalisa les éléments architecturaux et le médaillon central. Cette nature morte est d'une grande élégance, chaque grain de raisin est exposé à une lumière spécifique et chaque grappe offre au regard une transparence prodigieuse. Cette oeuvre offre au spectateur une réflexion sur la vanité du monde, la beauté exceptionnelle de ces fruits n'est qu'éphémère et souligne la fragilité de la vie devant le temps qui passe. Le bas-relief central présente le modèle à imiter, la Sainte Famille dont l'image reste gravée dans la pierre. Au sein du message général, chaque fruit renvoie dès lors à un symbole précis : le raisin évoque l'Eucharistie, la chataigne la souffrance du Christ pendant la Passion et la noix la mort du Christ.

 

 

 

guirlande de fruits

 

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La cuisinière flamande (vers 1610/1620) de Jeremias van Winghe (1578-1645) et Georg Flegel (1566-1638). Au premier plan, une jeune femme, tournée vers le spectateur, présente une grappe de raisin - symbole de l’Eucharistie - tandis qu’un chat, rattaché à l’univers de la sorcellerie et du mal (il convoite la perdrix posée sur la table), est acculé dans l’angle droit du tableau.

 

 

cuisinière flamande

 

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La collection Brukenthal possède peu de grands portraits (contrairement aux collections royales) du fait de l’origine modeste du baron (fils d’un fonctionnaire). Sa nature économe, liée à sa pratique protestante, est compensée par l’expertise de deux conservateurs dont il a su s’entourer.

 

Le résultat est une collection pointue qui révèle le meilleur des écoles flamandes et quelques perles italiennes. Une exposition qui m'a comblée et que j'ai plaisir à partager avec vous.

 

 

 

cuisinière- détail

 

 

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Published by fred37 - dans Art exposition
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 16:56

Une ombre

  ombre 3

La solitude est parfois dure à supporter,

Et c’est à ce moment que vous la découvrez.

Elle est familière et différente à la fois,

Elle prend mille facettes parfois.

Elle peut être discrète, silencieuse,

Ou fantasque et joueuse.

 

Une ombre …

 

Cette ombre-là vous connaît,

Elle n’a d’existence que parce que vous le souhaitez.

Quand tant d’angoisse vous envahit,

Elle les sent, elle les lit.

Elle s’attache à vous rassurer,

Vous offre bonheur tranquille et sérénité.

 

Une ombre …

 

Immatérielle, plus souvent présente à la nuitée,

Tout naturellement elle vous a enveloppé.

Elle épouse votre corps, le caressant doucement

De ses doigts diaphanes et rassurants.

Qu’y a-t-il de plus merveilleux qu’une ombre, à vous, liée

Sans rien demander, si ce n’est un peu d’intimité.

 

Une ombre …

 

Existe-t-elle vraiment ?

A-t-elle des sentiments ?

Elle n’a d’autre but que de vous plaire

Et ne veut pas être mise en lumière

Elle préfère la complicité

A vos côtés, cachée

 

Une ombre …

 

Elle disparaîtra sans laisser de trace

Dans un éclair fugace

 

Et si elle vous abandonnait

Vous manquerait-elle ?

 

Votre ombre …



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Published by fred37 - dans poésie
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 16:47

Un paysage de circonstance pour cette nouvelle année....

pont 2

Merci à tous les blogueurs et à tous ceux qui visitent mes articles.
Je souhaite à tous une bonne et heureuse année 2010, qu'elle comble tous vos voeux les plus chers, amour, bonheur et santé .... pour le reste on gère !!!

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Published by fred37 - dans société
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  • Très curieuse des gens,leur histoire et leur culture,j'apprécie l'art mais aussi tous ces petits moments de bonheur qui font que la vie vaut d'être vécue. Entre dynamisme et hyper sensibilité, je profite de tout et vogue à travers le temps...
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