23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 17:18

 

 

J'ai envie de revenir vers un de mes poètes préférés, Verlaine, et de vous proposer à la lecture le poème "Green".


 

 

Sweet Repose by Valentine Cameron Prinsep

                    Sweet Repose par Valentine Cameron Prinsep

 

 

Le poème Green est tiré de Romances sans Paroles et est la dernière partie du recueil "Aquarelle". Ce recueil est composé de 6 poèmes écrits en Angleterre sauf le dernier : "Green", "Spleen", "Streets", "Child Wife", "A Poor Young Shepherd" et "Beans".

Verlaine nous invite par son titre "Aquarelle" à faire un rapprochement entre sa poésie et la peinture. Le poète, qui s'attache toujours à faire des vers extrèmement musicaux, nous démontre ici l'importance qu'il attache à la peinture et plus particulièrement à l'impressionnisme.

Les connotations picturales sont nombreuses : touches de lumière, de couleurs impressionnistes et légèreté des nuances de l'aquarelle.

 

Je vous laisse savourer ce poème qui fait partie, selon la critique actuelle, des chefs d'oeuvres de l'oeuvre verlainienne.

 

 

 

Green

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches

Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.

Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches

Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert de rosée

Que le vent du matin vient glacer à mon front.

Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée

Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête

Toute sonore encor de vos derniers baisers;

Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête.

Et que je dorme un peu puisque vous reposez.

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:19

 

 

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Je vous propose un retour au Moyen-âge, après la cuisine, traitée dans un article précédent, voici une incursion dans les techniques de mesure au Moyen-âge.

 

Le Moyen-âge, comme on le sait est une période qui s'étend du Vème siècle au XVème siècle, donc sur une période de mille ans, et qui est caractérisée par une prépondérance de la religion.

Il s'agit d'une période ponctuée par des guerres, des épidémies mais aussi par des périodes de renouveau souvent consécutives à des réformes religieuses.

Dans ce contexte, les constructions défensives et religieuses prirent de l'importance. Les seigneurs firent construire des châteaux forts pour se défendre mais aussi pour le prestige qu'ils leur conféraient et les religieux firent édifier de nombreuses églises pour élever les âmes vers le ciel et se protéger ainsi des épidémies, considérées comme des châtiments pour âmes perdues.

On voit aussi apparaître des constructions de rachat de l'âme qui assuraient la voie du paradis après la mort, comme par exemple les Hospices de Beaune édifiée par Nicolas Rollin et sa femme Guigone de Salins.

 

« Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d’Autun, seigneur d’Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d’août, en l’an de Seigneur 1443 ... dans l’intérêt de mon salut, désireux d’échanger contre des biens célestes, les biens temporels ... je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l’honneur de Dieu et de sa glorieuse mère ... »

 

Ces constructions ont traversé les époques jusqu'à nous mais les bâtisseurs du Moyen-âge ne disposaient pas de nos technologies précises pour entreprendre ces travaux : ils dessinaient, mesuraient, calculaient et vérifiaient les résultats.

L'exactitude n'est donc pas au centre des préoccupations des maîtres d'oeuvre, ce qui importait avant tout pour eux, c'était les proportions et l'harmonie.

 Que ce soit pour des constructions romanes ou gothiques, on retrouve cette même unité, chargée à la fois de symbolisme et d'esthétisme : la proportion.


 

Mais avec quoi mesurait-on au Moyen âge?

 

les instruments de mesure étaient simples d'utilisation, peu encombrants et surtout transportables partout. Ils étaient faciles à comprendre par tous même par les ouvriers ne sachant ni lire ni écrire.

 

 

Les unités de mesures.

 

Au Moyen âge, on comptait sur ses doigts et on se servait des parties de son corps. Donc à partir de cette pratique, il découle des unités de mesure aux noms explicites :

 

le pouce,  c'est la mesure de la largeur du pouce , soit environ 2,5 cm                         

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la paume, c'est la largeur d'une main soit environ 7,5 cm = 3 pouces

 

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la palme, espace entre le 2ème et 5ème doigt soit environ 12,5 cm

             = 1 palme + 2 pouces = 5 pouces


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l'empan, espace du pouce au 5ème doigt soit environ 20cm

            = 1 palme + 1 paume = 8 pouces


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le pied, mesure de sa longueur soit environ 32,5 cm = 1 palme + 1 empan

           = 13 pouces

 

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la coudée, longueur de l'avant-bras soit environ 52,5 cm = 1 empan+1 pied = 21 pouces

 

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Les maçons utilisent des mesures bien plus grandes telles que la toise soit 24 paumes.

 

Toutes ces mesures ont donc la même proportion : celle du maître d'oeuvre, mais leur longueur varie d'un maître d'oeuvre à l'autre, d'une ville à l'autre, d'une seigneurie à une autre, d'un royaume à l'autre. Ces unités ne dérivent pas d'un étalon invariable.

 

Ces mesures sont reportées sur la Pige qui est la règle médiévale

 

 

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                    Sur cette miniature, le maître d'oeuvre qui rencontre le seigneur tient sa pige à la main,                                        une autre est posée le long du bâtiment, près des tailleurs de pierre.

 

 

La pige est facile à transporter et chaque maçon, chaque tailleur de pierre peut à chaque instant prendre ou vérifier ses mesures, mais aussi contrôler la recitude de l'ouvrage.

 


La corde à 13 noeuds.

 

 

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Pour les constructions, les Egyptiens utilisaient déjà la corde à 13 noeuds.

On s'en sert toujours au Moyen-âge.

Cette corde est d'une longueur de 12 coudées et est constituée de 13 noeuds définissant 12 intervalles identiques.

Elle permet de définir une multitude de figures géométriques telles que le carré, le rectangle, le triangle, l'angle droit, les polygones et le cercle.

 

 

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L'emplacement au sol est défini et mesuré grâce à cette corde.

Les plans sont donc dessinés au sol, selon les principes de trigonométrie proportionnelle, puis sont reproduits exactement dans les mêmes proportions tant pour le gros oeuvre que pour les portes, fenêtres ou oviges.

 

Pour l'utiliser, on plante une pointe dans le sol, passant par l'anneau de l'extrémité de la corde, on dessine la forme voulue en bloquant les angles avec d'autres pointes et on passe le dernier noeud dans l'anneau de départ.


 

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Lorsque le tracé est réalisé au sol, on taille un gabarit ou mole : c'est une pièce de bois reprenant les mesures et la forme exactes de l'ouvrage à réaliser. Le bâtisseur peut alors emmener son gabarit partout sur le chantier.

 

 

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                                       Sur cette miniature, le tailleur de pierre dispose d'un gabarit posé au sol prêt de lui

 

Chaque construction nécessite des gabarits, mais il est probable que le maître tailleur de pierre emmenait ses moles de chantiers en chantiers pour les formes les plus fréquemment utilisées (frises, rosaces, linteaux).

 


L'équerre.

 

Au Moyen-âge, l'équerre est en métal, sans graduation. Elle est constituée de 2 branches perpendiculaires définissant un angle droit. Sa forme est simple.


 

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                       On peut voir, dans l'angle droit de cette miniature, un tailleur de pierre utilisant son equerre

 

Les tailleurs de pierre et les maçons du Moyen-âge utilisent l'équerre.

Les maçons l'utilisent pour contrôler l'angle de 2 murs.

Les tailleurs de pierre l'utilisent soit pour tracer ou vérifier un angle droit, elle devient une sorte de gabarit, soit à plat pour vérifier que la taille est bien plane.

Là aussi, l'équerre est déplaçable partout sur un chantier, mais contrairement à la pige sa taille est invariable.

 

 

 

L'archipendule.

 

 

L'archipendule est l'ancêtre de notre niveau. Suivant le principe de la gravité, il détermine l'horizontalité, l'aplomb d'une pierre, d'une pièce de bois, d'un mur.


 

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                            Sur le mur, un maçon utilise un archipendule pour vérifier l'horizontalité de son ouvrage.

 

L'archipendule peut avoir la forme d'un "T" renversé, comme sur la miniature ci-dessus, ou une forme triangulaire : le principe reste le même.

Il est constitué d'une ficelle fixée en haut du support et un plomb fixé en son extrémité. Une encoche est marquée au milieu du support de bois.


 

Fil à plomb

 


Quand on pose l'archipendule sur l'ouvrage, le fil à plomb doit se trouver parfaitement en face de l'encoche pour être sur un horizontal parfait. Si ce n'est pas le cas, le maçon du Moyen-âge devra à nouveau régler sa pierre pour obtenir une pose parfaite.

 

 

Le fil à plomb.

 

C'est un des plus vieux instrument de vérification, connu depuis l'antiquité, et encore utilisé de nos jours.

Il est très simplement, comme aujourd'hui, constitué d'une ficelle terminée par un plomb. Le poids du plomb, avec le principe de la gravité, détermine la verticalité naturelle.

 

 

 

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                   Au premier plan, un maçon vérifie l'aplomb de son mur avec son fil à plomb

 

Le fil à plomb permet aux tailleurs de pierre médiévaux de vérifier si les pierres de leur ouvrage sont bien à la verticalité les unes des autres mais il peut aussi, sur de plus petites surfaces servir au traçage de lignes verticales.

 

 

Les cordeaux

 

Les cordeaux sont de simples ficelles que les maçons du Moyen âge utilisaient pour assurer à la fois la verticalité et l'horizontalité d'un mur.

Une fois tendus horizontalement sur la longueur du mur, les cordeaux délimitent la position des pierres et leur alignement.

 

 

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                                                      Fabrique de ficelles et de cordes

 

Les cordeaux peuvent aussi servir au marquage de lignes droites sur les pièces de bois avant leur coupe. Trempé dans une teinture, le cordeau de chanvre est fixé bien tendu sur la pièce et maintenu grâce à des pointeaux.

Il suffit alors de le soulever en son milieu et de le relâcher rapidement pour que le cordeau teinté laisse une trace colorée bien droite sur le bois qui servira de ligne de coupe.

 


Le compas

 

Les compas existent aussi depuis l'antiquité et sont très utilisés au Moyen âge car les courbes sont partout : tours, rosaces, arc en plein cintre ...

Ils sont en bois ou en métal, petits pour les plans ou très grands pour le report grandeur nature, avec ou sans "secteur".

 

Le "secteur" d'un compas est un quart de cercle fixé sur une des branches et qui coulisse à travers l'autre. Il permet le blocage du compas sur certaines ouvertures ou la lecture de graduations permettant de retrouver angles et proportions.

 

 

 

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                                                     Ici, le maître d'oeuvre tient à la main un compas à secteur

 

 

Le plus répandu est le compas à charnière à pointe sèche, facteur de précision, il sert à tracer des cercles, des demi-cercles mais aussi à comparer et reporter des distances.

 

 

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                   Sur une maison à pans de bois de Dijon, un Compas à charnière

 

 

Le traçage

 

Mesurer, reporter les cotes, nécessitent des outils de traçage. Comme pour les mesures, les bâtisseurs du Moyen âge se servaient en priorité des éléments naturels à leur portée.

L'élément le plus souvent utilisé est le charbon de bois. Il est peu coûteux et les bâtisseurs s'en servent comme d'un fusain pour dessiner leur plan et tracer sur le bois, les pierres.

 

 

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Le marquage se fait aussi avec des pigments naturels comme l'ocre que l'on trouve en abondance.

L'ocre est obtenue grâce à l'oxyde de fer tiré de l'argile trouvée sur les chantiers et laisse un tracé rouge bien visible sur les pierres blanches comme sur le calcaire par exemple.

 

 

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Le traçage se réalise aussi grâce à des instruments plus élaborés comme les pointes à tracer. Elles sont en métal, avec une pointe très dure et les oeuvriers s'en servent comme d'un crayon : la pointe laisse un trait, ou une marque, incrusté sur le support de bois ou de pierre.


 

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Certains plans et certains relevés de cotes étaient réalisés à la mine de plomb mais cet usage était peu répandu et réservé à des maîtres d'oeuvre prestigieux, comme Villard de Honnecourt, car trop onéreux.

D'autre part ces mines de plomb étaient fragiles et donc difficile à utiliser sur un chantier.


 

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                                            Extrait du cahier de relevé d'architecture, moles et rosaces, de Villard de Honnecourt

 

 

En conclusion, force est de constater qu'avec leurs instruments de mesure les bâtisseurs du moyen âge ont su faire de magnifiques réalisations : cathédrales et châteaux sont toujours là pour nous le rappeler !


 

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                   Cette enluminure résume bien tous les instruments de mesure du Moyen âge

 

 

Leurs instruments ont évolué et nous sont parvenus sous des formes un peu différentes et ont bénéficié de nos technologies avancées.

On ne parle plus de corde à 13 noeuds mais de lecteur d'angles électronique, le niveau laser a remplacé l'archipendule et le fil à plomb, le télémètre laser a supplanté la pige.


Pourtant nos réalisations actuelles traverseront-elles les siècles comme celles des bâtisseurs du Moyen âge ?

 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:35

 

Je vous ai déjà fait partager un poème de Michéle Pichery, poète à Blois.

Aujourd'hui je vous en propose un autre qui s'intitule "Caprice" et que j'ai illustré d'une de mes photos. 

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:49

La petite culotte : histoire et évolutions


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La culotte a longtemps été l'apanage des hommes, mais au fil du temps elle est devenue un accessoire exclusivement féminin. Au cours des siècles, l'hygiène des femmes a été négligée mais elles ont pu enfin conquérir le droit au confort. Aujourd'hui les hommes fantasment sur cet objet si érotique qui les rend fous : Quand le contenant devient aussi important que le contenu !!!

 

Je vais essayer de vous faire découvrir l'histoire de la petite culotte à travers les siècles et le combat des femmes pour avoir le "droit de porter culotte ".

 

Dans l'antiquité

La culotte était peu usitée dans l'antiquité. Les égyptiens portaient des pagnes, les grecs et les romains des tuniques. Les femmes de l'antiquité arboraient des robes longues et drapées. Les bas reliefs et les statues nous renseignent sur les sous-vêtements : ils n'existaient à priori pas. Cependant les romaines ne se baignaient pas nues et de très belles mozaïques, comme celles de la maison Casale en Sicile, nous font découvrir des "bikinis', prémices des petites culottes féminines, qui étaient en réalité des pièces de tissu drapées en forme de slip.

 

 

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En gaule

Dans notre Gaule, on sait maintenant que les femmes gauloises avaient un statut plus important que la femme romaine. Elles géraient le foyer et leurs propres biens. Elles portaient jupe et tunique et arboraient bijoux en temps de paix.

Cependant en temps de guerre, elles étaient de redoutables guerrières et empruntaient sans problème les vêtements masculins, des culottes longues resserrées aux chevilles : les braies.

Il en allait de même pour les femmes goths et les femmes Vikings.

 

 

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Au Moyen-âge

C'est à cette époque que commence réellement l'histoire de la petite culotte.

Les hommes ont à cette époque cherché à distinguer leur costume de celui de la femme. Ils choisirent les culottes, plus ou moins longues et interdirent à leur femme de porter ce genre de linge.

La femme médiévale ne pouvait se couvrir le sexe d'une pièce de tissu, drapée comme les romaines, uniquement dans les périodes de règle. La pièce de tissu était blanche pour raison d'hygiène.

C'est à cette époque qu'est apparue l'expression "porter la culotte", c'est à dire être l'égale de l'homme.

Les femmes auraient bien voulu continuer à porter parfois la culotte mais les hommes leur refusaient catégoriquement par peur de perdre leur pouvoir de domination. On retrouve des preuves multiples de ce combat pour la culotte par exemple dans ce sermon du XIIIème siècle :  « Le monde n’est plus ce qu’il était. Jadis, l’épouse était fidèle à son époux et paisible auprès de lui comme une brebis ; aujourd’hui ce sont des lionnes. Bien plus, elles veulent porter la culotte ».

 

Au XVIème siècle

Les femmes vont toujours nues sous leurs robes mais à la fin du XVIème siècle, c'est Catherine de Médicis qui réussit à introduire un caleçon féminin appelé "bride à fesses" pour monter à cheval. Mais les protestants ont tôt fait de restaurer des costumes stricts, sombres et austères.

Des chemises "chrétiennes" trouées au niveau du sexe, pour faciliter la procréation, remplacent alors le caleçon féminin.

 

 

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Au XVIIème siècle 

 

Au XVIIème siècle, les femmes ne portent toujours rien sous leurs robes. Pas de culottes !!!

On en a la preuve avec l'utilisation du Bourdaloue, pot de chambre portable, adapté à la morphologie féminine, que l'on glissait sous la robe à paniers pour se soulager.

On a aussi la trace d'anecdotes truculentes rapportant des coups de vent ou des chutes de cheval mémorables comme celle de Madame de Lafayette qui, découvrant son intimité, a bien fait rire Louis XIV. 

 

 

 

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Au XVIIIème siècle

Au XVIIIème siècle, la culotte féminine réapparait mais elle est strictement réservée aux femmes de petites vertus : catins des rues ou aristocrates frivoles.

D'autre part une ordonnance du lieutenant de police imposait à cette époque aux filles de l'opéra le port d'un caleçon lors de leurs représentations pour une question de décence.

On pensait alors que porter des sous-vêtements enserrant le corps était vulgaire mais aussi très peu hygiénique. Les médecins disaient que le sexe avait besoin d'air pour ne pas développer de maladies.

Mis à part les femmes de petites vertus, on tolérait le port de sous-vêtements pour les vieilles femmes et les fillettes.

Pour toutes les autres, femmes honnêtes, c'est toujours le port de la chemise longue cachant les parties intimes qui était recommandé avec jupons agrémentés de dentelle d'Alençon pour les plus aisées.

 

 

 

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                                                                                                             François Boucher

 

 

Au Directoire

C'est à cette époque que se joue une étape décisive dans l'histoire de la petite culotte. En effet la mode change, finies les robes à paniers, les femmes commencent à mouler leur corps dans des vêtements fluides et couleur pastel, ce sont les Merveilleuses. La fluidité laissant trop deviner l'intimité de ces dames, le port de la culotte devient nécessaire au respect de la pudeur.


 

 

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Ceci est cependant très mal accepté par le monde masculin d'après la Révolution, comme en témoigne cette image d'Epinal .... 


 

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Au XIXème siècle

Les femmes commencent à porter des culottes en guise de sous-vêtements. Ce sous-vêtement est dérivé du pantalon de coton que portent déjà les petites filles, mais c'est une culotte plus courte, couvrant bien les cuisses pour des raisons d'hygiène et de décence.

Les hommes cependant continuent de réglementer le port de la culotte féminine. Les préfectures de police imposent des règles aux femmes, la culotte féminine est tolérée pour les bains de mer et la bicyclette.

Certaines femmes en prennent le contre-pied et affirment leur émancipation en portant même des culottes longues masculines telles Colette ou George Sand.

Les femmes ont amorcé leur désir d'indépendance face aux hommes et cela passe par le port de la culotte symbole de la supériorité masculine  : le monde évolue.

 

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Si les activités sportives rendent le port de la culotte incontournable, les femmes moins téméraires de la société se l'approprient aussi. Elles portent sous leur crinoline des culottes arrivant aux genoux, en coton, décorées de dentelle, le plus souvent blanches.

 

 

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"Les pantalons de lingerie" se racourcissent au fil du temps pour arriver à mi- cuisse, ils peuvent être fermés mais le plus souvent fendus pour permettre la miction et les rapport sexuels.

 

 

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 En 1930

Les vêtements féminins redeviennent plus moulants et "les culottes de lingerie" ne sont plus pratiques à porter, elles vont être raccourcies et plus près du corps. Elles prennent la forme de short et s'appellent dorénavant culottes.

Pierre Valton, qui a créé la marque "Petit Bateau", invente la petite culotte moderne en jersey de coton, avec des élastiques à la taille, qui reçoit en 1937 le Grand Prix à l'Exposition Internationale de Paris. Pourtant certaines femmes continueront à porter des culottes plus longues jusqu'à la seconde guerre mondiale.

 

 

 

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En 1950

C'est à cette époque que la vraie culotte de coton connait un engouement aussi fort que le pantalon, que les femmes adoptent avec frénésie.

Les marques proposent toutes leurs modèles, leurs tissus et les culottes deviennent alors un objet de séduction reléguant au placard la culotte de grand'mère.


 

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Je peux vous faire partager ma propre histoire et le témoignage photographique de ce que je portais dans les années 50, j'étais alors une toute petite fille ....


 

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En 1960

Les sous-vêtements en 1960 se déclinent dans des textiles et des couleurs très variés avec l'arrivée des synthétiques.

Le bikini arrive sur les plages et les culottes découvrent de plus en plus hanches et fesses.  

 

 

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                                           extrait d'un film de 1964

 

 

En 1969, le panty fait son apparition. il couvre le haut des cuisses, est en dentelle synthétique et de couleur pastel. Je ne déroge pas à la règle .....

 

 

 

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 En 1970

Les sous-vêtements changent de nom, ce ne sont plus des culottes mais des slips. Ils sont petits, couvrent le sexe et les fesses à minima. Ils sont de plus en plus objets de fantasmes. Je pense que vous tous, lecteurs, vous souvenez du film "Emmanuelle" ou bien encore des photos de David Hamilton.

 

 

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En ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé cette période où l'érotisme se révélait au travers de flou artistique et de fines dentelles....

 

 

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En 1980

Les slips sont de plus en plus petits et apparait le string. Il est rapidement adopté car très discret sous les vêtements mais tellement sexy !


 

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En 1990

Le string évolue et une de ses alternatives est le tanga, dégageant largement les hanches et décorant délicatement les fesses d'un liseré de dentelle.

Adopté aussi du fait des longues jambes qu'il dessine et de l'effet sexy qu'il procure, il est avec le string la plus grosse vente, en volume, de sous-vêtements en France.

 

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En 2000

L'évolution continue et la mode nous offre des slips un peu plus couvrants mais très près du corps, qui laissent voir la rondeur des fesses pour le plus grand plaisir de ces messieurs : le boxer et le shorty.

Très prisés par les adolescentes et les jeunes filles, ils le sont moins par les femmes car ils ne supportent pas l'imperfection des fesses. 

 

 

 

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Depuis 2000

La nouveauté réside surtout dans les couleurs flashy qui sont apparues mais quelque soit le modèle choisi, la petite culotte n'a plus de rôle hygiénique pur mais est devenu un objet de séduction à part entière.


 

 

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En résumé

Le sous-vêtement a bien été un enjeu entre les sexes et son histoire, une lutte pour le pouvoir et l'indépendance.

 

 

 

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Le parcours a été long pour que la femme puisse enfin porter la culotte et cela se superpose avec son ascension dans la vie sociale et politique. C'est pour cela que l'histoire de la culotte féminine est importante.

Au XXIème siècle la femme est indépendante et libre de porter ce qu'elle veut, et l'on voit fleurir, au liseré de jeans moulants, des strings de toutes les couleurs qui ne choquent plus personne.

Que de chemin parcouru grâce à un si petit bout de tissu !!! 


 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 21:23

 

Le printemps, tant attendu est enfin là !

Le printemps, temps du renouveau, de la renaissance, du réveil de la nature qui a si souvent inspiré les artistes, peintres et poètes ...

 

Je vous propose aujourd'hui un poème un peu oublié de Victor Hugo mais il fait écho à l'humeur joyeuse qui nous envahit en ces derniers jours de Mars.

 

 

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                                                                                                                                    arnold Böcklin

 

Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! 
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! 
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ; 
L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; 
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers. 
Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre, 
A travers l'ombre immense et sous le ciel béni, 
Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.

                                                                                          Victor Hugo

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:30

 

Amour, engagement,alliance ...


Les beaux jours reviennent et avec eux l'envie de convoler. Alors quels sont les symboles liés au mariage et d'où viennent ces traditions ?

Je vais essayer de vous en faire un résumé et ainsi j'espère répondre à vos questions de façon précise.


 

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Qu'est-ce que le mariage et comment le définir?

 

- Pour Wiki :

Le mariage est le mode d'organisation de la conjugalité le plus ancien et le plus universel. Selon les pays et les époques, il se contracte — ou se défait — de manière rituelle, juridique ou religieuse, encadre les règles de fonctionnement du couple marié et fournit un cadre social et légal au développement de la famille.

Le mariage a également généralement des effets patrimoniaux et crée des liens variables entre les familles respectives des époux, ce qui en a aussi fait une manière d'établir des alliances entre tribus ou familles, de sceller une alliance ou la paix, de réclamer une position de pouvoir ou d'obtenir un capital (dot).

 

- Pour moi :

C'est avant tout la concrétisation d'un amour, le désir de fonder une Famille au sens large du terme, avec une notion d'engagement réfléchi, solennel, indéfectible.

Un voyage à deux jusqu'au bout du chemin ...

 

 

La mariée


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Avez vous remarqué que la mariée se tient traditionnellement à gauche de son futur époux pendant les différentes étapes de la journée? Cette tradition est ancienne et découle de l'époque où l'homme qui choisissait une femme, l'enlevait et devait parfois se bettre contre les hommes de la famille de sa future ou bien contre d'autres prétendants. Il y a bien évidemment plus de droitiers que de gauchers et donc, tenant sa femme de la main gauche, il pouvait librement prendre son épée de la main droite et combattre.

 

Pourquoi le marié porte-t-il son épouse pour entrer dans la maison ?

Chez les Romains,une légende voulait que toute femme qui trébuchait en entrant pour la première fois au foyer conjugal, verrait son mariage courir à la catastrophe. Porter la mariée permet d'éviter cet incident et conjure ainsi le mauvais sort.

 

La bague

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La bague de fiancaille est différente de la bague de mariage, l'alliance. La bague de fiancaille est une promesse, l'alliance une union.
L'origine de l'alliance remonte à la nuit des temps, déjà les Egyptiens, les Hébreux, les Grecs et les Romains échangeaient des alliances.
Au Moyen âge, on échangeait de simples anneaux.
Pourquoi à l'annulaire gauche?
On portait l'anneau à gauche car on pensait qu'une veine la "Vena Amoris", veine de l'amour, reliait directement ce doigt au coeur et l'enserrait magiquement. On croyait que si l'on ne respectait pas son engagement, la magie opérant, le coeur s"arrêtait.
En réalité il semble plus probable que la main gauche soit la moins soumise aux travaux et donc l'anneau moins gênant.
De même on rapporte qu'au XVIIème siècle, lors d'un mariage chrétien, le prêtre qui officiait a pris la main gauche et a compté 3 doigts, le Père, le Fils et le Saint Esprit, puis a glissé l'anneau au 4ème doigt, l"annulaire. Cela me semble plus crédible.
Pourquoi l'appelle t-on Alliance?
Au début la bague de fiancaille et l'anneau nuptial ne font qu'un et ne sont, comme nous l'avons vu, que de simple anneau.
La première femme qui arbore un anneau de promesse orné d'un diamant, est Agnès Sorel (1422-1450). Or on le sait, elle était la favorite de Charles VII et non son épouse.
Dès lors la bague de fiancaille et l'anneau nuptial sont deux bagues distinctes.
L'archiduc Maximilien de Habsbourg offrit à Marie de Bourgogne en 1477, une bague de fiancaille richement ornée de diamants pour leurs fiancailles et un anneau d'or avec un message poétique gravé à l'intérieur pour son mariage.
L'anneau nuptial prend alors le nom d'alliance.
Lors d'alliance entre 2 souverains, on offrait aussi un anneau pour sceller celle-ci et le mariage scellait l'alliance entre 2  êtres mais aussi entre 2 familles.
Depuis l'alliance scelle l'union de 2 personnes pour la vie, pour le meilleur et pour le pire.
Les 4 éléments

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Au jour de son mariage, la mariée peut respecter cette tradition qui nous vient de l'Angleterre de la fin du XIXème siècle. Cette tradition veut qu'elle porte pour un mariage réussi 4 éléments au choix, cela peut être un vêtement, un bijou, un accessoire, un tissu ...
Quelque soit son choix, ces 4 éléments doivent correspondre à des critères précis :
- un des éléments doit être ancien : il caractérise le lien familial de la mariée et sa vie jusqu'au mariage. Pour cela, c'est souvent un bijou de famille ancien 
- un autre doit être neuf : Il caractérise la réussite et le succès pour la vie à venir. Pour cela, c'est souvent la robe de mariée
- un autre doit être emprunté : Il caractérise la chance et le bonheur pour le couple de futurs mariés. Pour cela, c'est souvent un accessoire ayant déjà été porté, le jour de son mariage, par une mariée heureuse et comblée
- un autre doit être bleu : Il caractérise la fidélité et la pureté dans le couple. Pour cela, c'est souvent un accessoire discret (mouchoir,…)


La robe


 

robe

 

Au temps des Romains, la promise était vêtue d'un robe blanche et portait une couronne de fleurs d'oranger. Au moyen-âge, on portait tout simplement sa plus belle robe, souvent de couleur rouge, la garance étant le colorant qui résistait le mieux à l'eau, l'air et la lumière.

A la Renaissance seule les épouses de famille riche portaient des robes blanches recouvertes de bijoux, les autres mariées portaient des couleurs, même du noir.

Au XIXème siècle,, sous l'influence de l'église, les femmes réaffirment leur virginité et reviennent au blanc originel, symbole de pureté.
Il faut attendre les années 90 pour voir réapparaître des robes de couleur, d'abord ornées de discètes fleurs colorées, puis le rouge, le parme et le brun.
Longtemps on déconseillait à la mariée de coudre elle-même sa robe ou de se regarder dans un miroir en l'essayant car la superstition voulait que cela porte malheur.
Le voile


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Il fut une époque ancienne ou l'homme qui voulait femme, jetait un drap sur celle qu'il avait choisi, l'enlevant quelques fois.
Cette coutume se serait transformée au temps des mariages arrangés, l'épousée arrivant voilée jusqu'à l'autel pour masquer son visage jusqu'à l'engagement officiel : les critères physiques ne devaient pas entrer en ligne de compte pour le mariage.
De nos jours, certaines arrivent encore "voilées" jusqu'à l'autel et se découvre après la remise des anneaux lorsqu'il est dit : 'vous pouvez embrasser la mariée'. Cependant le voile est en tulle et donc laisse deviner le visage de la future épouse.
Après la cérémonie, il est d'usage que la mariée découpe son voile de tulle en rubans et les distribue aux femmes non encore mariées, en gage d'union prochaine.
Si la mariée porte un voile court, les dragées seront disposées dans de petits sachets de tulle rappelant le voile de la mariée dans le même but.
Les dragées


dragées
Cette tradition n'est pas liée à la religion. 
Dans la Grèce antique on s'offrait déjà des amandes trempées dans du miel lors de grands repas de fête. 
Une légende veut qu'un jeune grec devait épouser une jeune femme dont il était éperdûment amoureux. Le père du jeune homme vint à mourir et celui-ci dût repartir pour Athènes promettant à sa future épouse de revenir très vite pour consacrer leur union. Malheureusement les funérailles prirent du temps et le jeune homme ne revint que 3 mois plus tard. La jeune femme, sûre qu'il l'avait délaissée, éperdue de chagrin, s'était pendue.
Les dieux, émus par tant d'amour, la transformèrent en amandier qui se mit à fleurir quand le jeune homme lui offrit son amour éternel.
Les dragées sont une garantie d'amour éternel et de fécondité.

 

Le bouquet

 

 

histo globe

 

Les bouquets non plus ne sont pas reliés à la religion. Leur origine remonterait aux croisades où les chevaliers rapportèrent la tradition selon laquelle la future épousée fabriquait elle-même un bouquet de fleurs d'oranger, symbole de pureté.

De 1850 à 1914, on se devait de conserver son bouquet de mariée sous un globe toute la durée du mariage.

Aujourd'hui la mariée choisit, le plus souvent, son bouquet en fonction de sa tenue.

 

Peux t-on utiliser toutes les fleurs pour le bouquet?

Beaucoup de mariée respecte le langage des fleurs pour  le choix de leur bouquet : rose rouge pour l'amour, rose blanche pour l'amour pur, tulipe pour l'amour parfait, oeillet pour l'amour sincère, le lys pour la pureté et l'azalée pour la joie d'aimer.

A contrario on doit éviter la rose jaune synonyme d'infidélité, le narcisse pour la froideur et violette symbole d'amour secret. 

 

La jarretière

 

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Symbole de pouvoir chamanique, la jarretière remonte peut-être à l'époque paléolithique. En effet sur certaines peintures rupestres, on voit des danseuses qui portent des jarretières que l'on associe à des pouvoirs magiques.

En fait, la jarretière symbolise le mystère et surtout la virginité. Chez les Hébreux, le bleu et le blanc étaient symbole d'amour, de pureté et de fidélité, on incitait donc les mariées à porter une jarretière à ces couleurs.

Au Moyen âge, elle servait, de façon plus terre à terre, à tenir les chaussettes. A la Renaissance elle prend une tournure plus érotique. Et au XIV ème siècle, alors que le roi d'Angleterre Edward III dansait avec la comtesse de Salisbury, celle-ci perdit la sienne sur le sol, le roi la ramassa et la positionna au-dessus de son genou gauche. Cette jarretière bleue devint l'Ordre de la jarretière, le plus important ordre de la chevalerie britannique et l'un des plus prestigieux au monde. Il est considéré comme la récompense la plus élevée pour la fidélité et le mérite militaire. Fidélité toujours....

De nos jours, la jarretière de la mariée est "mise en vente" pour apporter une participation aux frais du voyage de noce le plus souvent. Pourtant cette tradition tend. à disparaître, les jeunes couples préférant mettre une urne comme cadeau de noce pour faire un voyage de rêve.


Le lancer de riz

 

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C'est un symbole de prospérité et de fertilité. L'origine est un très ancien rite païen, lors des épousailles on jetait sur les jeunes mariés des graines lors conférant automatiquement leur force et surtout leur fécondité.

Aujourd'hui on jette plutôt des confettis ou des pétales pour un effet esthétique.

 

Le trousseau


 

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A la Belle époque, on exposait "la corbeille de noces" avec argenterie et bijoux.

Jusqu'au année 60 il était normal que la mariée fournisse la chambre, c'est à dire l'armoire et les chevets ainsi que la garniture alors que la mari devait fournir le bois du lit.

Aujourd'hui le trousseau n'a plus lieu d'être, la liste de mariage l'ayant remplacée.

 

 

Voilà, j'ai essayé d'être concise et précise pour traiter ce sujet qui fait rêver tant de jeunes filles : faire un beau mariage.

Au delà des symboles n'oublions pas que le plus important c'est l'amour et ses valeurs.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:24

Retour à la poésie... En cette journée de la femme je vous fais partager le poème que m'a inspiré cette photo : Ombre et lumière ...

Bonne lecture à tous.

SDC11130 - Copie 

ombre et lumière

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 22:04

L'intime plaisir de lire 2

 

                                      SDC12226

 

 

Deuxième volet de l'exposition du Château de Tours, en opposition à Zola écrivain - photographe, je vous propose  l'exposition sur André Kertész qui, lui, saisit celui qui lit l'ouvrage de l'écrivain.

 

 

André Kertész -  Repères et Biographie

 

1894 = naissance d'André Kertész le 3 Juillet à Budapest

 

1912 = Premier appareil photo, Kertész a 18 ans.

 

1914 = il est enrolé dans l'armée austro-hongroise

 

1919 = pratique régulière de la photographie avec son frère Jéno.

 

1925 = Kertész arrive à Paris

 

1927 = première exposition personnelle à la galerie Au Sacre du Printemps à Paris

 

1928 = Début de sa collaboration avec le magazine "VU" qu'il poursuivra jusqu'en 1936. Il participe à des expositions de l'avant-garde photographique parisienne.

 

1929 = Il reçoit une médaille d'argent à l'Exposition coloniale internationale de Paris

 

1931 = Kertész commence à publier régulièrement dans Art et Médecine

 

1933 = le 17 Juin il épouse Erzébet Salamon, qui prend le nom d'Elisabeth Kertész. Il publie "Enfants" son premier livre

 

1934 = Publication de "Paris vu par Kertèsz" avec un texte de Pierre Mac Orlan

 

1936 = Kertèsz et son épouse arrivent à New York le 15 Octobre

 

1937 =  Il travaille pour différents magazines et fait sa première exposition personnelle à New York

 

1947 = Il signe un contrat avec le magazine House et Garden, ce qui lui assurera un revenu régulier jusqu'en 1961.

 

1952 = Il s'installe dans un appartement de la 5ème avenue dont les vues sur Washington Square et ses environs deviendront des thèmes récurrents jusqu'à sa mort

 

1963 = Il se rend à Venise puis à Paris où une exposition à la BN luiest consacrée. Il retrouve alors ses négatifs laissés en France en 1936.

 

1964 - 1976 = Kertész enchaîne expositions et publications

 

1977 = Son épouse Elisabeth décède le 21 Octobre, juste avant l'ouverture de son exposition rétrospective au Centre Pompidou

 

1981 = publication de "From My Windows" recueil de polaroïds en hommage à Elisabeth

 

1982 = Grand prix national de la photographie décerné par le ministère de la Culture à Paris

 

1984 = Donation à l'Etat Français de ses négatifs, de ses archives et de sa correspondance

 

1985 = Mort à New York le 28 Septembre

 


                                                             220px-Kertesz.jpg

 

 

Kertész photographe de la lecture

 

 

L'exposition Kertész réunit, ici, un ensemble de photographies autour du thème de la lecture. Ces photos sont tirées d'un ouvrage publié en 1971 sous le titre de "On Reading" aux USA et "Lectures" en France. C'est un livre où il n'y a pas de textes, les photos ne sont pas expliquées par quelqu'un d'autre, elles parlent d'elles-mêmes.

On peut imaginer l'écho d'un tel sujet chez le photographe, amateur de littérature et fils de libraire.

 

En multipliant les points de vue sur le lecteur, Kertèsz nous rappelle que la lecture est un acte universel, un plaisir de tous les âges et de toutes les catégories sociales.

Kertész a répertorié des styles de lecteurs, des attitudes et des lieux plus ou moins propices à la lecture.

 

Lieux sereins, calmes, où l'artiste n'interprète pas mais où il nous fait partager ce qu'il a ressenti à un moment donné.

 

            Copie de SDC12229

 

C'est le dialogue entre le sujet et son décor qui retient l'attention

 

                                 Copie de SDC12230


Malgré l'entourage chaotique, le lecteur apparait comme un être isolé.

 

                                   Copie de SDC12234

 

 

Kertèsz nous fait ressentir l'interêt de ce passant trouvant un livre séduisant au milieu d'un amas destiné au rebut

 

                                                  Copie de SDC12235

 

 

ou encore, nous amuse avec des contrastes comme cet enfant faisant d'un amas de journaux, un salon de lecture.


                 Kertesz-02 

 

Lecteur paisible, retiré du monde, sur un toit d'immeuble

 

                                                   Copie de SDC12238

 

Kertèsz nous montre le lecteur au milieu d'une foule,et nous fait ressentir par son attitude absorbée, un moment de silence au milieu du brouhaha.

 

                                         Copie de SDC12239

 

La ville est là, bruyante et le lecteur solitaire n'entend que le clapotis de l'eau qui accompagne sa lecture, je l'entends moi aussi en regardant cette photo quelques instants, pas vous?

 

                                                        Kertesz-07

 

 

 

Kertèsz traduit un décalage spatial et temporel en invitant le spectateur à observer les expressions calmes des visages absorbés, à imaginer des univers non visibles et, finalement, il rend compte d'un profond sentiment d'expérience partagé: celui de l'indicible dialogue silencieux de la lecture.

 

En conclusion, je terminerai par une phrase de Kertèsz qui le résume parfaitement à mes yeux: " ma photographie est vraiment un journal intime visuel... c'est un outil pour donner une expression à ma vie, pour décrire ma vie, tout comme des poètes ou des écrivains..."

 

                                                 Copie de SDC12241

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:45

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:40

 

L'intime plaisir de lire 1


SDC12228


 

 

 

Magnifique exposition que celle réunissant un écrivain - photographe, Zola, et un photographe qui revisite le livre, Kretész.

 

Zola : Repères et Biographie

 

1840 : naissance d'Emile Zola à Paris. Il est fils unique, sa mère est originaire de Seine-et-Oise et son père est vénitien, ingénieur hydraulicien à Aix-en-Provence.

 

1847 : Décès de son père. La famille se retrouve dans une situation financière difficile.

 

1852 : Etudes secondaires à Aix, il se lie d'amitié avec Paul Cézanne. Il aime lire et ses auteurs préférés sont Lamartine, Hugo et Musset.

 

1858 : Zola s'installe à Paris

 

1862 : Il est d'abord commis en douane, puis il entre chez Hachette où il devient chef de publicité. Il peut alors rencontrer les écrivains les plus célèbres du moment comme Lamartine, Michelet, Littré, Sainte-Beuve.

 

1864 : Il publie son premier livre, Conte à Ninon et l'année suivante, la Confession de Claude.

 

1867 : Son important ouvrage sur Edouard Manet est publié. Il est critique d'art et bataille pour les Impressionnistes. Il rencontre Nadar dont il devient l'ami.

 

1870 : Mariage avec Alexandrine Meley, l'ami de coeur de Cézanne, qui ne pourra pas lui donner d'enfant

 

1871 - 1893 : Il entreprend une minutieuse enquête, travail préalable à l'écriture d'une grande oeuvre en 20 volumes basée sur ce travail documentaire et sur son expérience vécue, l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire, les Rougon-Macquart.

 

1877 : Il fonde l'Ecole naturaliste avec Flaubert et Edouard de Goncourt et l'année suivante, le Groupe de Médan.

 

1888 : En cure à Royan, il découvre à la fois la bicyclette, la photographie et sa nouvelle compagne, Jeanne Rozerot. Elle lui donnera 2 enfants, Denise en 1889 et Jacques en 1891.

 

1895 : Il achève son grand projet littéraire et pratique alors la photographie avec passion. Il se procure 8 appareils de format différents, du 6,5 x 9 au 30 x 40 et installe 2 laboratoires.

 

1898 : Il prend violemment parti dans les luttes politiques avec l'affaire Dreyfus et publie sur 8 colonnes, dans l'Aurore du 13 Janvier, "j' accuse".Il est condamné en diffamation et s'exile en Angleterre le 18 juillet.

 

1899 : Le jugement de Dreyfus ayant été annulé, il rentre à Paris le 3 juin, il se tourne vers une vision messianique du genre humain : fécondité, travail, vérité et justice, inspiré par les théories socialistes.

 

1899 - 1900 : Il photographie en détail l'Exposition Universelle comme personne ne l'avait fait jusque là.

 

1902 : Il meurt asphyxié dans sa chambre dans des circonstances étranges le 29 Septembre. Une foule immense assiste à ses obsèques.


 

Zola l'écrivain - photographe

 

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Zola applique pour la photographie la devise écrite sur les murs de son cabinet de travail

" Pas de journée sans une ligne", elle devient " Pas de journée sans une image"


Le résultat : 7000 plaques en 7 ans.


 

Il est indéniable que la précision des descriptions de l'écrivain est égale à l'acuité d'un objectif.

Tout en lui le prédispose à la photographie, son sens inné de l'observation, son souci de saisir dans la banalité du quotidien tout ce que nos habitudes cachent à notre regard.

 

 

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Sa volonté est de trouver dans tous les aspects les plus fugitifs du réel, beauté ou poésie. Il ne peut envisager la photographie comme un passe-temps mais comme un mode d'expression quasi scientifique.

" A mon avis, écrit-il, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose si vous n'en avez pas pris une photographie, révélant un tas de détails qui, autremant, ne pourraient pas être discernés."

 


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Ses photographies lui demandent autant de travail préparatoire que ses écrits. "Quand j'évoque les objets que j'ai vus, je les revois tels qu'ils sont réellement avec leurs lignes, leurs formes, leurs couleurs, leurs odeurs et leurs sons. C'est une matérialisation à outrance, le soleil qui les éclairait m'éblouit presque."

 

 

Copie de SDC12246

 

 

Comme pour ses écrits, Zola emprunte ses sujets à son environnement proche et d'abord à son entourage familial comme pour en retenir le temps ...

Les portraits de Jeanne Rozerot, la mère de ses enfants, sont émouvants. Il a su la saisir avec son attachante beauté, tantôt dans le jardin, son regard un peu triste mais plein de rêve, tantôt dans l'intimité, vêtue d'un drap blanc, les épaules nues.

 


 

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D'autres images montrent Jeanne au milieu de leurs enfants, Denise et Jacques. Zola aime beaucoup ces moments et s'autophotographie avec sa petite famille, toutes mains enlacées.

 

 

 

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Le côté intime ne doit pas nous faire oublier l'énergie que déploie Zola en photographie, semblable à celle dépensée pour son oeuvre littéraire. Il compose des natures mortes, photographie des fleurs, des paysages, des gens, des trains, des automobiles, des scènes de genre à Londres pendant son exil, et surtout Paris.

Ceci fait référence à l'extraordinaire ensemble réalisé sur l'Exposition Universelle de 1900, unique en son genre.

 

 

Copie de SDC12248

 

"Il braque son objectif sous tous les angles, écrit son petit-fils le docteur, François Emile-Zola; pour opérer, il monte sur les terrasses, escalade les tours du Trocadéro ou les 2 étages de la Tour Eiffel toute neuve"

 

 

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Il veut montrer la foule, l'immensité et le grandiose qui se pressent aux portes du XXème siècle. Il se comporte en précurseur, il faudra bien le reconnaître.

 

 

 

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Zola écrivain et Zola photographe ont une démarche parallèle, mêmes pensées, mêmes réflexions, mêmes observations, mêmes désirs de montrer la vie, de nous en parler.

 

"je n'ai qu'une seule passion celle de la lumière"

 

 

Voilà le résumé de cette exposition, volet Zola écrivain-photographe. Je ne saurais trop vous conseiller, cher lecteur, de lire l'article sur Kertész, le photographe qui revisite le livre, pour appréhender une approche différente de la vie.



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