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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 20:29
Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

la médecine et la santé au Moyen-âge

 

Après un rapide survol de l'histoire de la médecine des origines au Moyen-âge, je vous propose, avant d'aborder les remèdes et leurs utilisations, un aperçu de la santé médiévale.

 

Il y a, on le sait depuis toujours, une relation étroite entre hygiène et santé.

L'hygiène se définit comme un ensemble de pratiques tendant à préserver et améliorer la santé.

L'hygiène est donc le fait de se laver, de vivre et de manger sainement.

 

Au Moyen-âge, l'hygiène est bien différente selon que l'on vit en ville ou à la campagne et que l'on soit riche ou pauvre;

 

Comment se lave-t-on au Moyen-âge ?

 

Contrairement aux idées reçues, on se lave fréquemment pour être propre mais aussi par plaisirL'eau est considérée comme purificatrice et bienfaisante.

C'est un héritage de la civilisation romaine : on connaît donc les latrines (W.C) et les bains.

 

Les riches prennent des bains chauds. Le prix en est élevé car il faut du bois pour faire chauffer l'eau, un baquet de bonne grandeur, une toile avec laquelle on double les parois du baquet, du savon mou et visqueux, à l'odeur désagréable, fait de graisse de mouton, des herbes, des fleurs et des huiles pour en améliorer l'odeur.

Le baquet sert à plusieurs bains, toute la famille s'y succède dans la même eau, mais en changeant la toile qui gardait ainsi la crasse et les poils du précédent, et cela une fois par semaine au moins.

Aldébrandin, médecin italien du XIIème siècle auteur d'un traité d'hygiène en français intitulé "le régime du corps", nous dit que seule l'eau chaude peut "expulser l'ordure que la nature cache par pertuis de la chair".

Le bain est aussi un temps de plaisir, on y mange parfois des collations.

La nudité n'est nullement choquante et si parfois le baquet est recouvert d'un dais c'est surtout pour se protéger du froid et des courants d'air.

 

 

L'enluminure représente Liziart épiant Euriant dans son bain.Le Maître de Wavrin, enlumineur, Lille, vers 1450-1460.

L'enluminure représente Liziart épiant Euriant dans son bain.Le Maître de Wavrin, enlumineur, Lille, vers 1450-1460.

1490 1500 -le bain de tristan- miniature extraite de tristan- chevalier de la table ronde

1490 1500 -le bain de tristan- miniature extraite de tristan- chevalier de la table ronde

sortie du bain- de Valère Maxime-" Faits et dits mémorables" 1455

sortie du bain- de Valère Maxime-" Faits et dits mémorables" 1455

 

Pour le peuple vivant dans les villes, il n'est pas question de bains particuliers, on va aux bains publics.

Ceux-ci sont l'héritage des Thermes romains remis au goût du jour grâce aux Croisades. En effet la rencontre avec les bains orientaux ont redonné le goût du "bain-plaisir" et de la relaxation aux Croisés qui les ont remis à la mode en France.

Chaque quartier peut possèder ses bains publics appelés "étuves", ils sont ouverts tous les jours sauf les dimanches et jours de fêtes. A Paris, en 1292, il y a 27 étuves inscrites sur le Livre de Taille. 

Dès la levée du jour, un crieur passe dans les rues pour annoncer l'ouverture des bains :

"Seigneurs, venez vous baigner et étuver sans plus attendre... Les bains sont chauds, c'est sans mentir "

 

Les étuviers sont constitués en corps de métier et le prix des étuves est fixé par le Prévôt. En 1258, Estienne Boileau, prévôt de Paris sous Saint Louis, codifie dans son "Livre des métiers" les usages corporatifs des étuviers :

"les maîtres qui seront gardes du dit métier, pourront visiter et décharger les tuyaux et les conduits des étuves, et regarder si elles sont nettes, bonnes et suffisantes, pour les périls et les abreuvoirs où les eaux vont".

 

Le prévôt Estienne Boilleau distingue aussi les étuves sèches et les étuves humides : pour les premières on chauffe le local clos par l'extérieur en y envoyant un air chaud, pour les secondes on envoie dans le même lieu clos de la vapeur d'eau.

On va aux étuves pour se laver mais aussi pour se relaxer, on y mange, on y joue aux cartes, on peut même y rencontrer des prostituées.

Au XVème siècle, on commence à pratiquer la séparation des sexes, certain jours pour les femmes et d'autres pour les hommes en effet dans le code des métiers, il est dit: 

"Que nul du dit mestier ne soutienge en leurs maisons ou leurs étuves, bordiaus (bordel) de jour et de nuit".

 

Enfin il est interdit d'y faire entrer des malades, surtout des lépreux. Par exemple en 1450, les étuves seront fermées à cause de la peste pour en éviter la propagation.

 

Cependant les étuves ont, elles aussi, un coût. Pour un bain de vapeur on paye 2 fois le prix d'un gros pain, pour un bain chaud : 4 fois et pour s'étuver et se baigner : 8 fois.

Les plus pauvres ne peuvent évidemment pas se payer ce luxe.

les étuves -Valère Maxime-" Faits et dits mémorables" 1455

les étuves -Valère Maxime-" Faits et dits mémorables" 1455

Les moins fortunés des villes et de la campagne doivent se contenter de se laver dans un seau d'eau froide ou chaude ou de se baigner dans les rivières et fontaines.

Aldébrandin recommande le bain chaud mais précise que "si l'eau est froide, il ne faut pas y rester longtemps, juste le temps nécessaire pour nettoyer et renforcer la chaleur du corps ."

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

 

En dehors des bains, on se lave par parties visibles, non couvertes par des vêtements. On se lave les mains, le visage et les cheveux bien que sur les miniatures qui nous parle du Moyen-âge, on ne voit que des femmes prendre soin de leur chevelure.

On l'a vu les riches ont le savon mais les plus pauvres et les paysans ne peuvent se l'offrir, ils utilisent alors une plante : la saponaire qui mousse lorsqu'on frotte son suc sous l'eau.

ms 888, fol.43v

ms 888, fol.43v

Les femmes riches prennent soin de leur chevelure en les lavant avec de l'eau de rose mélangée à de l'eau de myrthe. On y ajoute du Ladanum qui est une matière résineuse, aromatique tirée du Ciste, plante à fleurs roses, pour prévenir la chute des cheveux.

Les femmes de la campagne se lavent les cheveux à l'eau pure additionnée de saponaire.

Toutes les femmes  utilisent le jus de Bette pour son action antipelliculaire et les décoctions de feuilles de chêne ou de noyer pour embellir leur chevelure.

Sainte Suzanne se lavant les cheveux

Sainte Suzanne se lavant les cheveux

Pour les hommes, les cheveux sont coupés courts et la toilette à la main sur le visage et les cheveux suffit. Cependant, il y a un acte incontournable au Moyen-âge : l'épouillage.

L'épouillage consiste à éliminer "la vermine", c'est un acte qui peut être tendre comme l'épouillage entre amoureux mais aussi des pare,ts pour les enfants et inversement, des serviteurs pour leurs maîtres. 

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

Pour compléter la toilette, on prend soin de ses dents qui sont un gage de bonne santé. Depuis l'antiquité on évalue l'état physique d'un sujet ou d'un cheval à sa dentition.

 

Pour avoir une bonne haleine, on fait des bains de bouche à l'eau où a macéré du clou de girofle, importé depuis le VIème siècle, pour ses propriétés antiseptiques et analgésique.

Le clou de girofle étant cher, les moins fortuné utilise la menthe, la gentiane ou le thym.

Les paysans, quant à eux, mâchonnent des graines de fenouil ou de Cardamome.

 

Chez les riches, on utilise de la poudre d'os de seiche pour frotter sur sa dentition et la rendre blanche. Chez les paysans on utilise la feuille de prêle pour son action abrasive ou de la cendre et on ruse en mastiquant des racines de noyer : ça colore la gencive en brun et les dents paraissent plus blanches !!!

Certains nobles ont des trousses de toilette ou fourgeoires où on trouve une escurette pour les oreilles, une furgette pour les ongles, un cure-dent ou fusequoi et une esguillette ou cordon de soie qui équivaut à notre fil dentaire.

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

Mais même lavé, le corps a des odeurs. Au XIIIème siècle on préconise, pour éviter les puanteurs, de s'arracher les poils des aisselles et de se laver avec du vin plus de l'eau de rose. On utilise aussi la pierre d'alun comme anti-transpirant.

On se sert pour s'épiler de pince à épiler, de cire rapportée des Croisades ou d'une préparation à base de chaux, dangereuse pour la peau, que l'on doit laisser le temps de la récitation d'un ou 2 Pater Noster.

Au delà de la nécessité de limiter les parasites, les poils ne sont pas sans rappeler les bêtes, le loup surtout qui était craint, ou le "malin" souvent représenté comme une bête velue.

C'est pourquoi, contrairement aux idées reçues, on s'épile le corps aussi bien chez les femmes que chez les hommes ... et toutes les parties du corps, même les parties intimes comme nous le montre beaucoup de représentations miniatures ou enluminées. 

Je vous en présente un exemple, tiré des Riches Heures du Duc de Berry en Février, regardez les 2 personnages du fond en train de se sécher à la cheminée ... pas de poils sur les pubis ni pour la femme ni pour l'homme !

 

 

les Riches Heures du Duc de Berry - Février

les Riches Heures du Duc de Berry - Février

 

En ce qui concerne les enfants, de nombreux traités comme ceux de Barthélémy l'Anglais, Vincent de Beauvais ou Aldebrandin de Sienne, prônent la propreté infantile.

Le bébé est lavé après son sommeil, trois fois par jour, dans un bain. Ce bain est donné dans un cuvier ovale ou rond le plus souvent en bois. Il en existe en métal précieux chez les nobles :

Ainsi, dans les Chroniques de Froissart, en 1382, il est écrit que, en pillant le mobilier du comte de Flandres, on trouva une "cuvelette où on l'avait d'enfance baigné, qui était d'or et d'argent"
 

Les cuviers pour enfants ont parfois un dais pour les protéger des courants d'air ou bien on dispose le cuvier près de la cheminée, l'eau doit être tiède et l'enfant est rapdement enveloppé dans un drap sitôt le bain fini.

Fresque de Menabuoi, Padoue

Fresque de Menabuoi, Padoue

A la fin du XVème siècle, les mentalités vont changer, peut-être que cela correspond aussi à l'arrivée de la Peste, toujours est-il que l'eau qui était considérée comme bienfaisante est petit à petit considérée comme responsable des épidémies et des maladies. Ceci n'a rien d'étonnant car Il faut dire que les immondices, détritus, charognes y étaient déversés.

Désormais on se méfie de l'eau et on ne se baigne que très modérément et cela va perdurer jusqu'au XIXème siècle !!!

 

Comment vit-on au Moyen-âge ?

 

Le lieu de vie a son importance dans la santé et il est bien différent de vivre à la campagne, dans les villes ou comme un châtelain.

 

La majorité du peuple vit à la campagne au Moyen-âge, environ 90% de la population.

 

A la campagne

On vit dans des fermes la plupart du temps composées d'une seule pièce qui sert de chambre, salle à manger, cuisine ... Les animaux sont dans une pièce attenante, la paille et le foin dans un grenier, assurant ainsi l'isolation.

 

Les murs sont en torchis, le toit de chaume,le sol en terre battue et comme les vitres n'existent pas, les fenêtres ne sont que de petites ouvertures laissant entrer peu de lumière. Il est donc difficile de vivre sainement.

La pièce principale comprend un lit unique ou paillasse, une table, des bancs, une cheminée qui est un élément essentiel, un ou plusieurs coffres qui servent à ranger les affaires. Des niches dans les murs servent aussi de rangement pour les chandelles par exemple.

Pour isoler les vêtements des parasites, on recommande de les ranger très très serrés dans un coffre, de le fermer en tassant bien et il est dit que si on suit bien ce conseil, les parasites ne pourront pas survivre sans air ni lumière.

Pour se protéger des poux et puces on dispose sur le lit une peau de mouton où les parasites viendront se coincer, et avant de se coucher on met la peau dehors, se débarrassant ainsi des indésirables.

 

Le garde-manger est, lui, en hauteur pour éviter les attaques de rongeurs, les viandes sont conservées séchées dans des tonneaux.

Pour se débarrasser des mouches, un bouquet de fougère est le meilleur moyen naturel : les mouches viennent s'y perdrent et on a plus qu'à le jeter dehors.

 

Les bébés sont dans des berceaux en bois, eux aussi suspendus au dessus du sol pour les protéger aussi des rongeurs.

 

Les ordures sont jetés dans des trous naturels de même que les carcasses d'animaux morts, cette pratique nous renseigne encore aujourd'hui sur les habitudes alimentaires et les ustensiles utilisés au Moyen-âge.

 

Ce type d'habitation correspond à un fermier relativement aisé, il est évident que certains serfs accablés d'impôts ne sont pas aussi bien lotis.

 

 

 

Pieter Bruegel le jeune - paysage de village avec célébration de mariage

Pieter Bruegel le jeune - paysage de village avec célébration de mariage

le Cœur d'amour épris, Vienne, Codex 2597 der Österreichischen Nationalbibliothek-folio 17  Désir gardant le cheval de Coeur , Franc-Vouloir tandis que le Chevalier Coeur pénétre dans la masure de Mélancolie

le Cœur d'amour épris, Vienne, Codex 2597 der Österreichischen Nationalbibliothek-folio 17 Désir gardant le cheval de Coeur , Franc-Vouloir tandis que le Chevalier Coeur pénétre dans la masure de Mélancolie

Pour uriner et évacuer les selles, on va dehors, au bout du jardin ou là où l'envie se fait sentir mais à l'abri des regards.

Pour s'essuyer on utilise les ressources naturelles de la campagne comme les cailloux, les feuilles de marronniers mais surtout les feuilles de la plante nommée Bouillon Blanc, duveteuses et résistantes. Si on a rien à disposition, la tradition orale veut que le paysan ait sa chemise jaunie !!!!

 

Regardez attentivement le dessin suivant ... c'est un camp de l'armée, vous verrez en bas à droite des carcasses d'animaux jetées dans un fossé et derrière la roue du premier chariot devant la tente au faîtage bleu, à l'abri des regards .......... et oui, un homme se soulage !

Hausbuch von Schloss Wolfegg -Fol. 53r–53r1 Heerlager (Wagenburg)

Hausbuch von Schloss Wolfegg -Fol. 53r–53r1 Heerlager (Wagenburg)

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

Dans les villes

Les villes sont sales et les conditions de vie n'y sont pas saines.

La ville médiévale s'articule autour d'un édifice religieux, une cathédrale par exemple, ou d'un château, de façon désordonnée et concentrique. Les maisons s'entassent réparties en quartiers délimités par des ruelles étroites.

La ville est ceinte de remparts,rassurants, mais s'étend aussi en extra-muros suivant le même schéma de promiscuité.

Les ruelles sont très étroites, les maisons s'avancent sur la rue avec leur encorbellement augmentant ainsi la surface de l'étage par rapport au rez-de-chaussée. De chaque côté de la ruelle, les toits des maisons se touchent presque, laissant passer un rai de lumière et permettant l'écoulement des eaux de pluie vers une rigole au centre de la ruelle. 

La lumière est bien insuffisante et majore l'insécurité, les ruelles sont sombres et malsaines.

ruelle et encorbellemnt

ruelle et encorbellemnt

Dans les villes, il n'y a pas de fossé pour se débarrasser des détritus, c'est la rue qui fait office de dépotoire. On y jette tout et n'importe quoi : eau sale, ordures ....

Le tout-à-l'égout connu depuis l'antiquité est tombé dans l'oubli. Les rues sont en terre battue avec un caniveau central, l'odeur est pestilentielle.

De nombreux commerces, échoppes sont installés au rez-de-chaussée des habitations, ils sont de toute sorte : drapiers, écrivains publics, teinturiers mais aussi bouchers et volaillers qui tuent et dépècent leurs bêtes à même le trottoir laissant s'écouler le sang et les entrailles dans le caniveau. Les mouches et les rats s'en régalent majorant l'insalubrité.

Pour nettoyer les rues, on laisse aller librement poules et cochons qui sont sensés manger les détritus mais y ajoutent leurs propres excréments.

Les moyens de locomotion sont chevaux et mulets qui eux aussi polluent la rue avec leurs excréments.

Les cimetières font partie de la ville et côtoient les commerces de bouche, les eaux de ruissellement polluant les légumes posés au sol.

Les teinturiers eux sont près des fleuves car ils ont besoin d'eau pour leur ouvrage et y rejettent des produits toxiques provocant une pollution chimique des fleuves

 

Dans les villes l'insalubrité est partout et il faudra attendre Saint Louis pour voir l'arrivée des pavés, puis des gouttières et des égouts comme "les conduits de merderons" à Paris en 1356.

Montbrison

Montbrison

Si la rue des villes est insalubre, l'habitat essaie d'etre sain.

L'habitation se trouve donc au dessus des échoppes et subissent les pollutions sonores et olfactives de celles-ci.

 

l'habitat est composé de petites pièces de rangement et d'une grande pièce de vie servant de chambre, salle de reception et salle de repas.

Le logement a un minimum de confort, le sol est en planche, le plancher qui est aussi le plafond de l'échoppe en dessous et donc laissant passer tous les bruits et les odeurs !

On a une cheminée, un lit, un dressoir, des coffres et des tréteaux pour dresser la table. On a même un évier : c'est une dalle très simple en forme de cuvette avec un orifice permettant l'écoulement des eaux usées vers la ruelle.

 

Les murs sont en torchis avec des colombages en bois, percés de fenêtres toujours assez petites car il n'y a pas de vitres et on les ferme avec des toiles, des parchemins huilés ou des volets de bois.

Le lit est aussi pour toute une famille, on y dort ensemble. Il est constitué d'un matelas d'étoupe, de draps et parfois d'un baldaquin pour isoler des regards et protéger du froid.

 

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

sLes draps sont lavés, avec les vêtements, dans le cuvier après le bain de la famille : on ne gaspille pas l'eau. Il est recommandé de les essorer souvent, de les étendre et de les sécher au soleil avant de les ranger bien serrés dans un coffre comme on l'a vu.

 

Les puces sont bien sûr présentes dans les villes et on va s'en débarrasser en étalant sur le sol des feuilles d'aulne où les puces iront s'engluer.

 

Les mouches aussi sont omniprésentes, à cause de la puanteur et des détritus, et on a des moyens de les piéger. Les plus aisés dormiront sous un cincenellier, genre de moustiquaire, adapté au baldaquin, pour les autres se sera des pièges fait avec une chausse de toile contenant du miel, ou un fruit, liée au fond d'un pot percé ce qui est l'ancêtre de notre piège à mouche. On peut aussi tremper un cordon dans du miel et l'accrocher au plafond, les mouches viendront s'y coller, c'est l'ancêtre de notre papier tue-mouche.

Les mouches sont tellement omniprésentes, qu'on les intègre même dans les peintures comme par exemple le Maître de Francfort : la voyez-vous sur la coiffe de son épouse ?

 

 

 

Maître de Francfort. Détail du portrait de l'artiste et son épouse.1476. HB. Anvers Musée Ryal des Beaux Arts.
Maître de Francfort. Détail du portrait de l'artiste et son épouse.1476. HB. Anvers Musée Ryal des Beaux Arts.

Maître de Francfort. Détail du portrait de l'artiste et son épouse.1476. HB. Anvers Musée Ryal des Beaux Arts.

Nous savons que les paysans se soulageaient dans leur champ, mais dans les villes la gestion des excréments est un épineux problème. Certains se soulagent derrière des murs à l'abri des regards lorsque l'envie les prend.

La plupart ont des "pot à pisse" qui deviendront des vases de commodités puis nos pots de chambre. Ces pots sont dans les maisons ce qui dispense l'habitant de sortir pour se soulager mais une fois plein, qu'en fait-on ? ... on le vide par la fenêtre dans la rue !!! .... mais il faut prévenir avant : "gare à l'eau, gare, gare !!!"

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

Mais l'évolution est en route et on voit, dans les maisons, l'apparition de latrines. Ce sont des endroits retirés, assez rudimentaires, formés d'une dalle de pierre trouée posée sur un socle

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

Il n'y a pas de fosse septique et les excréments s'écoulent directement dans la rue ou la rivière

Ces lieux d'aisance sont placés au dernier étage des habitations pour limiter l'invasion des mouches (encore elles !) et pour limiter les nuisances dues au remontées d'odeur, comme le montre cette représentation d'une ville allemande

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

dans les châteaux

Nous connaissons mieux ce qui se passe dans les châteaux car ils sont parvenus jusqu'à nous et leurs archives aussi.

 

les chateaux ont de nombreuses grandes pièces, toutes pourvues de grandes cheminées. Pour plus de confort et pour garder de la chaleur, les murs sont recouverts de riches tapisseries.

Les cuisines sont immenses et bien aménagées, cheminées, rotissoires, éviers, rafraîchissoirs, garde-manger avec sol dallé et porte fermée pour se prémunir des rongeurs ...

La chambre est aménagée avec soin, coffres, lit à baldaquin, cuvier pour le bain et grande cheminée. Les matelas sont en étoupe, plus douillet.

Il y a une garde-robe, pièce servant à ranger le linge dans les coffres et à entretenir les vêtements.

 

Les latrines sont dans des endroits retirés, formées elles aussi d'une dalle de pierre percée placée sur un socle, elles sont dans des encorbellements de l'architecture, s'ouvrant sur l'extérieur ou sur les douves. Pourtant là aussi, il n'est pas rare de se soulager derrière un mur, là où l'envie prend !

Pas de cailloux ni des feuilles pour se "torcher", on a retrouvé dans les archives du Duc de Berry la trace de l'achat de "coton et de quatre livres d'étoupe". L'étoupe, partie grossière de la filasse, est tirée du chanvre ou du lin. Chez les riches souverains et riches châtelin on privilègera l'étoupe de lin beaucoup plus douce aux fesses.

 

Très cher, le papier n'apparaîtera qu'au XVème siècle pour cet usage

 

 

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

Comme on l'a vu, même si le mot n'existe pas au Moyen-âge, on a une vraie préoccupation d'hygiène pour se garder en santé et loin des maladies.

Les pratiques sont plus ou moins efficaces pour l'environnement que l'on soit à la campagne, à la ville ou au château, mais malgré la pollution, les eaux contaminées et, contrairement aux idées reçues, on essaie au moins de garder une hygiène corporelle correcte pour rester en santé, bien précieux à l'époque.  

 

Moyen-âge, la médecine et la santé (2) : l'hygiène et la vie

affaires de toilette médiévales

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 21:29
Hommage à une déportée = Odette Boubou-Jarassier

Odette

 

En ce 70ème anniversaire de la libération des camps de concentration, j'ai envie de vous parler d'Odette Boubou-Jarassier déportée à Ravensbrück.

 

Elle portait le matricule 19244.

 

Elle est née à Limoges le 28 Août 1909, elle est arrivée à Tours en 1916, avec un père travaillant au chemin de fer à Saint Pierre des Corps.

Elle se marie avec Henri Boubou en 1928. Il est cordonnier, elle est employée hospitalière et ils s'installent dans le quartier Velpeau de Tours. Elle s'implique dans le Front Populaire et dans la Solidarité avec les républicains espagnols.

Dès Octobre 1940, elle rentre en résistance face à l'occupant hitlérien et ses collaborateurs. Elle est arrêtée, par la police française, en février 1942 en même temps que son mari alors qu'elle transportait des tracts et des journaux qu'il imprimait clandestinement.

Elle est emprisonnée par les nazis à la Santé puis à Romainville.

Henri Boubou est exécuté au Mont Valérien le 21 Septembre après un dernier baiser à Odette.

Odette aurait pu faire partie des "31000", convoi vers Auschwitz, si elle n'avait pas été malade. Soignée au Val-de-Grâce, elle sera déportée par le convoi suivant vers Ravensbrück avec le matricule 19244.

Petit bout de femme irréductible, elle mènera sa propre résistance en sabotant les uniformes qu'elle devait coudre dans l'atelier couture où elle était affectée. 

Libérée par la Croix Rouge fin Avril 1945, elle est rapatriée par la Suède et arrive à l'hôtel Lutétia le 27 Juin.

Elle refera sa vie et continuera ses activités syndicales et militantes.

 

Elle nous a quitté le 15 Mars 2012 à quelques mois de ses 103 ans.

 

 

Hommage à une déportée = Odette Boubou-Jarassier

 

Odette parlait peu de sa déportation mais ce qu'elle en disait suffisait à nous faire prendre conscience des sévices et de la douleur endurés.

J'ai eu l'occasion de faire le voyage de la mémoire, avec mon fils, grâce à Odette, pour le 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration.

A Sachsenhausen, camps des hommes, j'ai été sidérée par les blocks, les fours crématoires, la salle où on entreposait les morts dans l'attente de les brûler. J'avais l'impression d'en entendre crier quelques uns comme si certains étaient encore vivants sous le tas de corps inertes....

La visite de la salle de dissection aussi a été dure avec l'exposition des études anthropométriques.

 

A Ravensbrück, il ne reste pas grand chose, les blocks sont matérialisés par des plots mais subsistent les fours crématoires et la prison avec ses cellules et ses bancs de schlague.

Ce qui m'a le plus touché ici, ce sont les témoignages des déportées présentes. Elles racontent "leur déporatation", des anecdotes qui ont émaillé leur vie carcérale et leur ont permis de rire malgré les souffrances et donc de tenir.

Elles racontaient aussi des faits terribles comme cette mère qui volait la nourriture de sa fille ou  encore ces femmes mutilées au niveau des mollets par des expérimentations allemandes et qui se déplaçaient ensuite en sautillant ce qui leur valait le surnom de "petits lapins". J'ai vu une de ces femmes avec d'affreuses cicatrices sur les jambes et sans muscle en dessous.

 

Elles avaient la vie chevillée au corps, ces femmes, un instinct de survie indéfectible pour témoigner et un chant pour les soutenir : le chant des marais.

 

 

LE CHANT DES MARAIS
ou
"Börgermoorlied", ou "Die  Moorsoldaten"

I

Loin dans l'infini s'étendent
De grands prés marécageux
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux

            Refrain

Oh! Terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher.

II

Dans ce camp morne et sauvage
Entouré d'un mur de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d'un grand désert.

III

Bruit des pas et bruit des armes
Sentinelles jours et nuits
Et du sang, des cris, des larmes
La mort pour celui qui fuit.

IV

Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira
Liberté, Liberté chérie
Je dirai: Tu es à moi.

         Dernier refrain

Oh! Terre enfin libre
Où nous pourrons revivre (bis)
Aimer - Aimer

http://youtu.be/gUc1qJB_GlU

 

Enfin je vous soumets un poème que mon fils avait écrit en revenant de ce voyage de mémoire en hommage à Odette.

 

Il avait 14 ans.

 

Odette a accroché ce poème dans sa chambre et le relisait souvent.

 

Eloge

Elle, née dans les années 1910

Elle, qui aidera sa patrie,

Elle, française jusqu’au bout

Elle, Odette Boubou.

 

Nous les Hommes pleutres

Prenons exemple sur elle

Qui résista contre les nazis

Après le meurtre de son mari.

 

Nous les Hommes désespérés

Prenons exemple sur elle

Qui a survécu dans un camp de la mort

Pendant trois ans en ne pensant qu’au dehors.

 

Nous les Hommes égoïstes

Prenons exemple sur elle

Qui ne mangeait presque pas

Pour nourrir ses amies au bord du trépas.

 

Nous les Hommes ignorants

Nous pouvons tous prendre

Exemple sur cette survivante

Sur sa fraternité

Sur son amour de la vie

Sur sa volonté à vivre

Sur ce qu’elle a fait pour aider sa patrie

Sur l’espoir qu’elle donnait à son entourage.

 

Nous les Hommes de demain

Prenons tous exemple sur elle

Qui a aidé des milliers de femmes

A survivre comme elle

Dans ce camp de la mort qu’est Ravensbrück

 

Nous n’oublierons jamais…

Grâce à toi, Odette.

 

                                             © Fred37 ©

 

Voilà, mon hommage à cette petite femme pleine de courage et à l'âme bien trempée.

 

Cette année je retourne faire le voyage de mémoire à Sachsenhausen et Ravensbrück pour le 70ème anniversaire de la libération des camps de concentration et j'espère vous en proposer des images dans un prochain article.

Hommage à une déportée = Odette Boubou-Jarassier

Le camp

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Published by fred37 - dans Hommage
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 11:13
Sainte Maure : sa paille et son fromage

Sainte Maure de Touraine

 

Aujourd'hui j'ai eu envie de vous parler d'un fromage local que j'adore : le Sainte Maure de Touraine, sa paille et son goût de noisettes incomparable.

 

Le fromage de Sainte Maure de Touraine est un fromage à pâte molle, à base de lait de chèvre frais, entier et cru. Il a une forme cylindrique ou plus exactement tronconique, sa croûte est gris-bleuté. Le véritable Sainte Maure est traversé par une paille de seigle dans toute sa longueur.

 

Le Sainte Maure de Touraine est produit exclusivement en Touraine et nulle part ailleurs, principalement dans les terres de gâtines.

 

 

source photo : www.stemauredetouraine.fr/savoir-faire

source photo : www.stemauredetouraine.fr/savoir-faire

 

Le fromage de Sainte Maure de Touraine pèse en général 250g et il faut 2l à 2,5l de lait de chèvre pour le produire.

Après le caillage, le fromage est versé dans des faisselles de forme tronconique avec une extrémité plus large que l'autre pour en faciliter le remplissage, c'est l'égouttage.

Une fois l'égouttage terminé, soit environ 48 heures, on démoule le fromage et c'est à ce stade que l'on introduit la paille de seigle;

 

source photo : www.stemauredetouraine.fr/savoir-fairesource photo : www.stemauredetouraine.fr/savoir-faire

source photo : www.stemauredetouraine.fr/savoir-faire

On le saupoudre alors de sel cendré.

Il est ensuite affiné dans un haloir, frais, humide et ventilé de 10 jours à 3 semaines pour obtenir son goût de noisettes plus ou moins corsé.

 

 

D'où vient le nom de Sainte Maure ?

 

Il y a deux origines possibles au nom de Sainte Maure : 

 

D'abord en vieux français le mot "Maure" signifie noir et peut faire référence à la couleur de sa croûte, recouverte de poudre de charbon de bois.

 

Ensuite la légende veut qu'au VIII ème siècle, des femmes Sarrazines, abandonnées lors de la défaite de Poitiers face à Charles Martel, avec leurs chèvres, ont appris aux locaux à fabriquer ce fromage. Ces femmes "Maures" auraient donné leur nom au fromage.

 

Choisissez la version que vous préférez mais selon moi, je pense que les femmes Sarrazines avaient la peau mate, ce qui explique l'appellation de "Mauresque", et que cette appellation, à l'époque, faisait écho à la couleur de peau de ces femmes de façon péjorative. Je préfère donc la première hypothèse.

 

 

A quoi sert la paille de seigle ?

 

On l'a vu, le Sainte Maure de Touraine est traversé par une paille de seigle.

Cette paille a un triple rôle :

 

D'abord de solidifier ce fromage fragile après l'égouttage et éviter ainsi qu'il se casse. Elle permet aussi un retournement plus facile lors de l'affinage.

 

Ensuite elle permet une aération du fromage et évite ainsi un séchage trop rapide.

 

Enfin c'est une garantie d'authenticité car cette paille est gravée au laser avec le nom du fromage et le numéro d'identification du fabricant fromager.

 

 

Sainte Maure : sa paille et son fromage

 

Mais d'où vient cette paille de seigle ?

 

 

L'ESAT des Grandes Reuilles, établissements et services d'aide par le travail, à Bridoré en Indre et Loire, ouvert depuis 1975, emploie 97 personnes reconnues travailleurs handicapés, qui cultivent 25 hectares de seigle, les récoltent et les préparent.

 

Après avoir stocké la récolte, les travailleurs de "l'atelier paille" séparent les pailles des épis.

 

Les épis et les débris de seigle seront récupérés par un agriculteur du Sud Lochois pour l'alimentation de son bétail. Rien ne se perd !

 

 

Sainte Maure : sa paille et son fromage

 

Ensuite les travailleurs vont trier les pailles et choisirent celles qui seront exploitables et que l'on pourra découper entre 2 noeuds.

La taille doit être nette et sans bavure.

 

Puis dans un autre atelier on mesure le diamètre de la paille et la dimension qui doit être de 16cm pour un Sainte Maure AOP.

 

La paille sera alors gravée au laser, comme on l'a vu, pour la traçabilité du produit et adressé au fabricant fromager correspondant au numéro d'identification.

 

 

 

Pourquoi j'aime le Sainte Maure de touraine ?

 

J'aime ce fromage d'abord parce qu'il est bon pour la santé, il apporte du Calcium, du Phosphore, de l'Iode, du Zinc, du Magnésium, du Fer et des vitamines A et B.

 

Je l'aime plutôt un peu frais, avec sa belle couleur blanche ou ivoire, son goût de noisettes, sa pâte tendre, souple mais non fondante, sa fraicheur.

 

 

 

Comment entamer le Sainte Maure ?

 

Le fromage de Sainte Maure se coupe à partir de son extrémité la plus large.

Une superstition locale et ancienne veut que si on coupe le petit bout du fromage, "on coupe le lait du pis de la chèvre" et celle-ci ne pourra plus allaiter son chevreau.

 

 

 

A table !

 

Vous trouverez sur internet beaucoup de recettes de plats avec du Sainte Maure.

 

Pour ma part je le préfère nature avec du bon pain.

 

Mais s'il faut choisir une recette chaude, ce sera une rondelle de Sainte Maure, sur un carré de pâte feuilletée, passée au four puis arrosée d'un filet de miel d'acacia, servie avec une salade de jeunes pousses. Bon appétit !

 

J'espère vous avoir interessé avec ce petit article et je pense que vous pourrez étonner vos convives en les éclairant de vos connaissances sur le Sainte Maure et sa paille !

 

 

 

Sainte Maure : sa paille et son fromage

Sainte Maure au miel d'acacia

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 00:13
une bergerie réhabilitée

une bergerie réhabilitée

 

 

Neige et Pyrénées

 

Pour Noël, elle est arrivée

De Luz Saint Sauveur à Barèges

Tout doucement, sans bruit, la neige.

 

Sur les sommets des Pyrénées,

De Gavarnie à Cauterets,

Elle a déposé son duvet.

 

Sous son linceul immaculé,

De la Mongie au Tourmalet,

Le vert du sol s'en est allé.

 

Sur les pentes des cols enneigés,

D'Ardiden à Esquièze-Sere,

Une vieille bergerie se terre.

 

D'arbres blanchis entourées,

De Pont d'Espagne à Sassis,

Elle aime leurs ombres qui glissent.

 

Ici, tout est calme, reposé.

Magnifique voyage tant aimé,

Dans ces Pyrénées sublimées.

 

 

                                                    fred37

vers Barèges

vers Barèges

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 17:34
Moyen-âge, la médecine et la santé (1) : histoire

médecine et santé au Moyen-âge

Je vous propose une nouvelle série d'articles sur un sujet que j'affectionne, le Moyen-âge, et plus particulièrement sur la médecine, les remèdes, les potions et les plantes utilisées au Moyen-âge...

 

Les remèdes utilisés au Moyen-âge ont bénéficié des acquis de l'Antiquité, des découvertes et des recherches de l'époque médiévale. Les moines ont eu un rôle très important car ils copiaient, traduisaient, commentaient et illustraient les écrits de divers pays et ont ainsi échangé les savoirs.

Le paradoxe c'est que cette période est influencée par la religion et la magie au même titre que par la connaissance médicale, l'un ne va pas sans l'autre.

 

Avant de parler des remèdes, potions et plantes, je crois qu'un tour d'horizon rapide de la petite histoire de la médecine des origines jusqu'au Moyen-âge s'impose.

C'est ce que je me propose de traiter maintenant.

 

médecine = traitement = médication donc je ne parlerai que de la médecine et non de la chirurgie, peut-être dans un futur article ?

 

 

Au néolithique

 

La sédentarisation au néolithique, en -8500 avant J.C, a pour conséquence l'émergence de l'art de guérir. Les chasseurs-cueilleurs connaissaient les effets de certaines plantes : on a par exemple retrouvé des poteries contenant des herbes dans des tombes néolithiques en Europe comme en Asie. Les herbes les plus fréquemment retrouvées sont le chanvre, sûrement utilisé pour ses vertus apaisantes et le pavot scarifié, pour  en extraire la résine riche en dérivés opiacés aux vertus analgésiques.

pavot

pavot

 

 

En Egypte

 

L'Egypte grâce à sa connaissance de l'écriture nous a laissé, contrairement au néolithique, des traces écrites de sa pharmacopée.

On a retrouvé des papyrus mentionnant 700 substances curatives aussi bien végétales, qu'animales ou encore minérales. Il s'agit par exemple du papyrus Ebers.

Ces substances servaient à préparer 1000 remèdes détaillés et accompagnés d'incantations aux dieux.

papyrus Ebers

papyrus Ebers

 

Chez les Grecs

 

Les Grecs s'inspireront beaucoup de la médecine égyptienne et en augmenteront les apports.

Au Vème siècle avant Jésus Christ, Hippocrate reprend leurs formes médicamenteuses : pilules, pastilles, suppositoires et infusions ...

En plus, il décrit dans ses "Aphorismes du Corpus Hippocratum" les éléments et les humeurs du corps humain.

Cette notion va perdurer jusqu'au XVIIIème siècle où on essairera de se maintenir en santé en équilibrant ses humeurs.

 

 

 

hippocrate et un extrait des "Aphorismes du Corpus Hippocratum"hippocrate et un extrait des "Aphorismes du Corpus Hippocratum"

hippocrate et un extrait des "Aphorismes du Corpus Hippocratum"

 

Chez les Romains

 

Là aussi les acquis anciens sont repris et augmentés.

Aulus Cornélius Celsus (25 avt JC-50 après JC) est romain et médecin, il est l'auteur de "Re medica" qui reprend les connaissances grecques en les commentant.

 

Pline l'Ancien qui, lui, n'est pas médecin, collecte toutes les notions médicales de son époque, au 1er siècle après JC, tous les remèdes connus jusqu'à lors dans son "Histoire Naturelle".

Ce livre sera copié et diffusé pendant tout le Moyen-âge et la Renaissance.

 

Claude Galien (131-200), médecin militaire grec suivant et soignant les légions romaines, en plus des connaissances acquises sur l'anatomie et le traitement des plaies qu'il considère comme des fenêtres sur le corps, fut considéré comme "le père de la pharmacie dite galénique".

Hippocrate enseignant Galien

Hippocrate enseignant Galien

 

En Orient

 

Après l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie où se trouvait les registres traitant des dissections humaines (autorisées par l'école d'Alexandrie), c'est Constantinople qui devient un centre médical important du IVème au VIIème siècle.

Oribase (323-403) écrit une véritable encyclopédie médicale en 70 volumes.

Oribase

Oribase

 

La médecine des moines

 

Les moines connaissent le latin et le grec, ils lisent donc, traduisent et copient les livres de médecine et leurs enseignements.

Les préceptes religieux de St Jacques et de St Matthieu tels que " guérissez les malades, ressucitez les morts, purifiez les lépreux ..." leur dictent leur conduite face aux pauvres et aux malades dont ils prennent soin.

Les plantes sont cultivées dans les couvents et les monastères, jardins de simples

Elles servent aux préparations qui s'accompagnent, là aussi, de prières et d'invocations aux saints.

Vincent de Beauvais, moine copiste, savant et écrivain (1190-1262)

Vincent de Beauvais, moine copiste, savant et écrivain (1190-1262)

 

La médecine arabe

 

A la fin du premier millénaire, les arabes, qui ont accumulé toutes les traditions antiques, les augmentent et les font progresser comme par exemple le Persan Rhazès (865-932) ou Avicenne (980-1037).

Tous ces travaux traduits par Gérard de Crémone vers 1200 resteront la base de l'enseignement médical jusqu'au XVIème siècle.

extrait du Materia Médica Dioscurides

extrait du Materia Médica Dioscurides

 

Les premières écoles de médecine

 

C'est vers la fin du Xème siècle qu'est fondée, en Italie, l'éole de Salerne qui regroupe toutes les connaissances arabes, juives, chrétiennes ... C'est un centre d'étude et de soins.

Puis en Espagne, au XIème siècle, est fondée l'école de Cordoue puis au début du XIIème siècle l'école de médecine de Tolède..

Enfin à partir du XIIème siècle les écoles se multiplient surtout en France, à Montpellier puis à Paris,Toulouse ...

 

Je vous conseille, si ce n'est pas déjà fait et que vous avez envie de vous distraire en vous plongeant dans cette époque de recherches des connaissances médicales, un roman de Noah Gordon : le Médecin d'Ispahan.

 

 

 

Beaucoup de détails sur la ville de Londres au xie siècle, ainsi que sur la façon de voyager à cette époque sont présents dans le livre. De Londres à Ispahan en passant par Constantinople, un parcours de découverte humaine et médicale s'ouvre à vous au fur et à mesure du roman, le tout dans un contexte historique très détaillé (Wikipedia)

Beaucoup de détails sur la ville de Londres au xie siècle, ainsi que sur la façon de voyager à cette époque sont présents dans le livre. De Londres à Ispahan en passant par Constantinople, un parcours de découverte humaine et médicale s'ouvre à vous au fur et à mesure du roman, le tout dans un contexte historique très détaillé (Wikipedia)

 

La religion et la médecine

 

Dès la fin du XIIème siècle, les moines ont l'interdiction de soigner.

La maladie est considérée :

- soit comme une épreuve et donc nécessaire pour élever l'âme et se recentrer sur l'essentiel dans les prières à Dieu

- soit comme un mal produit par les démons et les esprits mauvais et donc qui peuvent être vaincus par les traitements et les prières.

D'où une certaine ambigüité qui ouvre la porte à la science, la religion mais aussi la magie et l'ésotérisme

le rétable d'Issenheim - Colmar

le rétable d'Issenheim - Colmar

 

Les médecines savantes et populaires

 

Au XIème siècle, l'apport d'ingrédients coûteux provenant de pays lointains comme l'Inde favorise une médecine de riche par opposition à une médecine de pauvre constituée, elle, d'éléments communs et peu ragoûtants comme la poudre de crâne de mort ou  la bave ... on en trouve de nombreuses recettes dans le livre du Grand Albert.

Ces éléments sont considérés comme vils et sont donc méprisés par les riches.

 

 

Les marchands de potions et de remèdes

 

Comme on l'a vu, au début les moines cultivent leurs propres plantes médicinales.

Au XIIème siècle, apparaissent les premiers préparateurs et vendeurs de remèdes, ils appartiennent à la corporation des épiciers.

Au XIVème siècle commence l'emploi des ordonnances écrites par un médecin. Les apothicaires doivent faire les préparations à la lettre leur conférant ainsi une grande rigueur.

Les préparateurs deviennent une corporation importante nécessitant bientôt une formation.

Ce n'est qu'au XVIIIème siècle qu'ils deviendront pharmaciens.

apothicaire

apothicaire

 

Le Moyen-âge et la santé, les bases de la médecine

 

Les bases de la médecine reposent sur plusieurs principes :

 

Ce sont les Simples

Ce sont des plantes d'abord utilisées seules puis en combinaison avec d'autres ingrédients.

C'est une observation millénaire de leurs propriétés qui en ont permis l'utilisaion comme par exemple l'écorce de saule et la reine des prés utilisées pour ses capacltés à calmer la fièvre ... cela donnera plus tard l'Aspirine !

 

C'est la théorie des analogues

Pracelse, médecin du XVème siècle, pensait que la ressemblance d'une plante avec une partie du corps humain la rendait efficace contre un mal touchant cette partie du corps comme par exemple les capillaires pour les problèmes de cheveux, les pulmonaires contre les maladies des poumons ou la Physalis contre le mal de vessie ...

Il pensait aussi que les plantes de couleur jaune pouvaient traiter une maladie du foie et de la bile alors qu'une plante à dominante rouge était efficace contre les maladies du sang et des plaies.

 

Ce sont les 4 humeurs

Hippocrate a mis en évidence la présence et l'impotance des 4 humeurs dans le corps :

 - la bile jaune

 - la bile noire

 - le sang 

 - la lymphe

le déséquilibre de ces humeurs entraîne de nombreuses maladies et le diagnostic se faisait par l'examen des yeux, du pouls, des urines ...

Les 4 humeurs correspondaient à 4 éléments :

 - la bile jaune correspondait au feu, chaud et sec

 - la bile noire à la terre, froide et sèche

 - la lymphe à l'eau, humide et froide

 - le sang à l'air, humide et chaud

 

Pour guérir, il fallait rétablir l'équilibre entre ces humeurs et en compenser les carences. Pour cela on utilisait des plantes et autres éléments. La composition et la posologie devaient être rigoureuses et précises. En réalité cela dépendait beaucoup du praticien ...

Dans le "Circa Instans", ou livre des simples, de Matthaeus Platerius au XIIIème siècle on trouve par exemple le Santal, froid et sec, utilisé contre l'ébullition du sang ou encore la Saxifrage granulée, chaude et sèche pour décongestionner l'estomac ou encore la chicorée en jus, froide et humide pour lutter contre l'échauffement du foie.

 

 

 

 

le Roman de la Rose (source BN)

le Roman de la Rose (source BN)

ce sont les planètes et les signes du zodiaque

 

Chaque élément était dominé par une ou plusieurs planètes. Il fallait alors cueillir les plantes à des dates et même des heures précises en fonction de leurs planètes.

 

Chaque plante correspondait donc à un élément et chaque élément correspondait à une planète. Par déduction une plante correspondant à un élément, cueillie à la bonne date devait guérir l'organe malade.

 

signes de feu : Bélier, Lion et Sagittaire

signes d'air : Gémaux, Balance et Verseau

signes d'eau : Scorpion, Cancer et Poisson

signes de terre : taureau, Vierge et Capricorne

 

Pour en revenir à notre exemple, la Saxifrage granulée sera cueillie en Lion, fin Juillet à mi-Août, pour rééquilibrer le congestionnement de l'estomac.

« Homme zodiacal ». Johannes De Ketham, Fasciculus medicine, Venise, Jean et Grégoire de Gregoriis frères, 1495 (Bibliothèque générale de philosophie et lettres, incunable XV. B 56, fol. 8r).
« Homme zodiacal ». Johannes De Ketham, Fasciculus medicine, Venise, Jean et Grégoire de Gregoriis frères, 1495 (Bibliothèque générale de philosophie et lettres, incunable XV. B 56, fol. 8r).

« Homme zodiacal ». Johannes De Ketham, Fasciculus medicine, Venise, Jean et Grégoire de Gregoriis frères, 1495 (Bibliothèque générale de philosophie et lettres, incunable XV. B 56, fol. 8r).

ce sont les prières, rites et magie

On a vu que les remèdes étaient le plus souvent accompagnés d'incantations puis de prières au fil du temps.

Ce qui perdure dans l'activité des guérisseurs aujourd'hui pour obtenir les résultats attendus.

 

Ce n'est qu'au XVIème siècle que Paracelse, médecin en 1527, s'élèvera contre cette théorie des humeurs en voulant jeter au feu "les élucubrations livresque de Galien et d'Avicenne".

Pourtant il n'y parviendra pas complètement ...

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 18:34
repas d'anniversaire light à préparer la veille : les desserts

cuisine-recette-light-dessert

 

voilà mon repas se termine.

Après une salade et un plateau de fromage, je vous propose ma trilogie de desserts : salade Kiwi-mangue pour la fraîcheur, petit bavarois framboise sur lit de sablés et MA tarte au citron meringuée, héritée de ma Grand'mère, le tout à préparer la veille bien entendu.

 

 

Salade Mangue-kiwi

 

pour 6 personnes il vous faut : 

- une mangue bien mûre

- 3 kiwis

- 6 coupelles de 8cm de côté environ, les miennes sont jetables

 

Préparation : 

- détaillez la mangue et les kiwis en petits cubes et les disposer dans les coupelles.

voilà c'est tout, les couleurs sont belles et préparée la veille cette salade de fruits développera toutes ses saveurs, pas besoin de sucre ni d'alcool.

On a dit light, non ?

 

les autres préparations sont moins light mais on peut remplacer le crème par de la crème allégée et le sucre par du Canderel ou de la Stevia.

 

 

Petits bavarois framboise sur lit de sablés

 

ingrédients pour 6 bavarois : 

 

- 200g de biscuits type sablés

- 2 càs de beurre mou

- 3 feuilles de gélatine

- 250g de framboises au naturel

- 1/2 citron

- 30cl de crème fleurette ou allégée

- 150g de sucre

- 6 petits cercles à pâtisserie

- 6 carrés de chocolat blanc râpé avec un économe

- quelques groseilles fraîches

 

préparation

 

- pour préparer le fond du mini bavarois il faut mixer les sablés puis mélangez-les à la main avec les 2 càs de beurre mou. La préparation est prête quand les biscuits mixés et le beurre sont intimement mêles.

- Tassez la préparation obtenue dans les cercles de pâtisserie. Tassez bien.

- Réservez au frais

- faites tremper les 3 feuilles de gélatine dans l'eau froide

- mixez les framboises, ajoutez le jus du 1/2 citron puis les feuilles de gélatine ramollies et le sucre.

- montez en chantilly la crème fleurette et l'incorporer aux mélange de framboises 

- remplissez les cercles de pâtisserie de cette préparation

- mettez au frigo

- avant de servir, parsemez les mini bavarois de copeaux de chocolat blanc et décorez d'un peu de groseilles fraîches.

 

 

Ma tarte au citron meringuée

 

j'ai opté pour 6 tartelettes pour compléter ma trilogie de desserts

 

ingrédients :

- 1 pâte sablée

- 6 oeufs

- 100g de sucre

- 80g de beurre fondu

- le zest d'1 citron

- le jus de 3 citrons

- 50g de sucre glace

- 1 poche à douille

 

Préparation :

- beurrez les petits moules à tartelette

- étalez la pâte sablée dessus et piquez-la

- mettez les tartelettes au four therm 6 pendant 3 à 4 minutes pour pré-cuire les pâtes

- mélangez dans un saladier les 100g de sucre, 80g de beurre fondu, 3 oeufs, le zest d'1 citron et le jus de 3 citrons.

- versez l'appareil obtenu sur les petites pâtes pré-cuites

- Mettez au four 8 à 10 minutes environ à therm 6

- préparez la meringue en montant 3 blancs en neige avec 50g de sucre glace

- quand les blancs sont bien montés et bien durs, déposez les dans la poche à douille

- faites un décor avec la poche à douille sur les tartelettes sorties du four et remettez au four 4 minutes à thermestat 5.

Le décor de la meringue est souvent, pour moi, en "escargot" mais on peut aussi faire des "gouttes" juxtaposées les unes aux autres mais c'est plus long et plus difficile car toutes les "gouttes" doivent être semblables et égales pour un bel effet.

 

Le jour J, il ne vous reste plus qu'à disposer les desserts sur une assiette, servir et déguster

 

Régalez-vous !!!

 

repas d'anniversaire light à préparer la veille : les desserts
repas d'anniversaire light à préparer la veille : les desserts
et ça, c'est mon frigo !!!

et ça, c'est mon frigo !!!

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:07
repas d'anniversaire light à préparer la veille: le plat

recette-cuisine-light-à préparer la veille

je vous propose aujourd'hui mon plat principal, un délicieux plat salé-sucré qui est très simple mais fait beaucoup d'effet car très goûteux.

La sauce est à préparer la veille et la viande et les légumes le jour même mais c'est extrêment rapide et peu chronophage.

Moi je sers à l'assiette ce plat :

 

 

 

Magrets de canard en sauce aux raisins et Montbazillac, pommes grenailles

 

il vous faudra pour 6 personnes :

- 3 magrets de canard d'environ 400g chacun

- 2 sachets de pommes grenailles à l'huile d'olive et sel de guérande congelés (chez Carrefour elles s'appellent Pom Bistro) de 450g chacun

- 500g de raisins italiens à gros grains sans pépins

- 1 bouteille de Montbazillac

- vinaigre balsamique

- huile

- sel poivre

 

préparation la veille :

 

- Pelez les grains de raisins

- mettez 1 càs d'huile dans une poële et faites revenir les raisins pelés

- mettez alors à feu doux, ajoutez 1 càs de vinaigre balsamique, mélangez en écrasant les raisins pour obtenir une purée.

- ajoutez 1 verre de Montbazillac

- salez et poivrez

- laissez à feu doux 5 minutes

- réservez au frais

 

reste à faire le jour même :

 

- cuire les magrets au four ou à la poële 10 minutes côté peau, puis 7 minutes côté chair.

- mettez les pommes grenaille à chauffer dans une sauteuse le temps indiqué sur le sachet environ 15 minutes en général.

- réchauffez la sauce aux raisins doucement

 

Astuce : si vous utilisez un four, la graisse tombera dans la lèche-frite, si vous utilisez une poële ôtez la graisse rejettée avant de cuire le côté chair.

Pour moi, le mieux est la cuisson à la plancha, la graisse s'élimine au fur et à mesure de la cuisson mais il faut réduire le temps de cuisson pour avoir des magrets rosés.

 

 

- découpez les magrets en tranches fines et déposez sur les assiettes avec les pommes grenailles et arrosez de la sauce aux raisins.

 

savourez et bon appétit !

 

repas d'anniversaire light à préparer la veille: le plat

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 21:22
BRUME

le Plessis

 

 

Brume

 

Ce fut une belle journée...

Odeur de l'herbe coupée,

Soleil aux rayons dorés

Sur ma peau posés.

 

Le soir lentement 

Sur la prairie descend.

La fraîcheur du vent

Sur ma peau, je ressens.

 

Un voile diaphane, ici,

Se pose sur la prairie,

Enveloppe le vieux puit,

Sur ma peau se languit.

 

L'herbe pleure,

La lumière se meurt,

Le souvenir de l'heure

Sur ma peau demeure.

 

                            

                                               © fred37 ©

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 20:28
un repas d'anniversaire light à préparer la veille : l'entrée

recette-cuisine-light-à préparer à l'avance

 

 

Mois d'Octobre, mois des anniversaires.

Je vous propose aujourd'hui une nouvelle rubrique que j'affectionne : la cuisine.

J'aime faire un bon repas avec des amis et mettre de moi dans la cuisine. Pour moi c'est un cadeau que l'on partage

 

J'ai déjà parlé dans un autre article de la cuisine au Moyen-âge mais aujourd'hui la gourmande que je suis vous propose pour ce premier article culinaire un repas d'anniversaire à préparer la veille pour profiter pleinement de ses amis.

.

Mes entrées sont en fait une déclinaison de 3 entrées servies à l'assiette, la mini salade crétoise, une corolle de crème d'artichaut aux copeaux de parmesan et ses chips de serrano, un feuilleté de chèvre miel et thym.

 

 

 

Mini salade crétoise:

 

pour 6 personnes, prévoir:

- 1/2 concombre

- 24 tomates cocktail

- 1/4 de poivron vert

- 1/2 part de feta style salakis

- 1/2 oignon rouge

- quelques olives noires découpées en rondelles (on en trouve en sachet toutes prêtes en grande surface)

- 1 flacon d'origan

- sel, poivre

- huile d'olive

- 6 petits ramequins de 8cm de coté environ (les miens sont jetables)

 

on va faire voyager les papilles de vos invités avec cette salade crétoise fraîche et goûteuse qui se prépare à l'avance.

 

préparation

 

- commencez par détailler le 1/2 concombre en petits cubes, les répartir dans les ramequins.

- coupez les petites tomates en 2 et en mettre 8 moitiés dans chaque ramequin

- ciselez l'oignon rouge et répartissez

- coupez le 1/4 de poivron vert en tout petit cubes et rajoutez le

- émiettez la féta et parsemez en les ramequins

- ajoutez quelques rondelles d'olives noires

- saupoudrez d'un peu d'origan

 

voilà la salade est prête, il vous suffira d'arrosez d'un filet d'huile d'olive juste avant de servir

 

 

 

Corolle de crème d'artichaut aux copeaux de parmesan et ses chips de Serrano

 

pour 6 personnes, prévoir :

 

- 3 feuilles de brick

- 300g de fonds d'artichauts surgelés

- 1 feuille de laurier

- 2 brins de thym

- huile d'olive

- 6 tranches de jambon Serrano

- 15cl de vin blanc sec type Sèvre et Maine

- 60g de parmesan en copeaux

- piment d'espelette

- sel, poivre

 

préparation :

 

commençons par les corolle:

- découpez les feuilles de brick en deux et formez des corolles dans des tasses par exemple que vous placez au four therm 7 environ 5 minutes, retirez dès qu'elles sont dorées et démoulez les. réservez

 

la crème d'artichaut

- Dans une grande casserole, placez les fonds d'artichaut, rajoutez le laurier, le thym, le vin, 1 càs dl'huile, salez et poivrez et recouvrez d'eau.

- cuisez jusqu'à ce que les artichauts soient bien tendre

- Mixez les fonds d'artichaut en rajoutant du jus de cuisson afin d'obtenir une préparation bien lisse et souple, mélangez un peu de piment d'Espelette et rectifez sel- poivre si besoin.

- réservez au frais

 

les chips de Serrano

- coupez les tranches de Serrano en 2 dans le sens de la longueur, les déposez sur un papier d'alu sur la grille du four therm 7 et laissez environ 5 minutes.

- quand le Serrano est devenu croustillant, sortez les tranches du four et déposez les sur du papier absorbant.

- réservez

 

la préparation est prête. Au moment de servir, il vous reste à déposer les chips de Serrano dans l'assiette, à remplir les corolles avec la crème d'artichaut puis à déposez sur la crème quelques copeaux de parmesan.

 

 

le croustillant de chèvre chaud miel et thym

 

c'est la seule préparation qui se fait le jour même, mais qui est extrêment rapide à réaliser. Moi, je m'éclipse discrètement pendant l'apéritif pour la réaliser.

 

ce qu'il vous faut pour 6 personnes :

 

- 1 pâte feuilletée

- 1 fromage de chèvre type Soignon

- du miel liquide d'acacia

- 1 facon de thym

 

préparation :

 

- découpez la pâte en 6 petits rectangles

- tronçonnez lz fromage de chèvre en 8 rondelles mais on en utilisera que 6, les 2 dernières vous pourrez les rajoutez au plateau de fromage

- déposez les rondelles de chèvre sur la pâte feuilletée

- mettez au four therm 7 pendant 7 minutes environ, le chèvre doit être mou et la pâte dorée.

- sortez les du four, déposez les dans les assiettes

- arrorez les fromages avec 1 càc de miel d'acacia liquide

- saupoudrez d'un peu de thym

 

voilà, servez vos assiettes immédiatement et régalez vos convives.

 

bon appétit !

 

 

un repas d'anniversaire light à préparer la veille : l'entrée
un repas d'anniversaire light à préparer la veille : l'entrée

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Published by fred37 - dans cuisine
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 22:32
Poème pour mon fils

je vous propose la lecture d'un petit poème assez personnel, mais j'avais tellement envie de l'écrire ...

Poème pour mon fils

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Published by fred37 - dans poésie
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  • : Un blog pour partager.J'ai eu envie de faire connaître mes émotions, mes coups de coeurs pour l'art sous toutes ses formes mais aussi toutes les visites, expositions et voyages qui ont su me toucher. Je vous en propose des photos, merci de me contacter pour l'utilisation de celles-ci.
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  • Très curieuse des gens,leur histoire et leur culture,j'apprécie l'art mais aussi tous ces petits moments de bonheur qui font que la vie vaut d'être vécue. Entre dynamisme et hyper sensibilité, je profite de tout et vogue à travers le temps...
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